Le magazine '
l’Entreprise' a élu en octobre 2009,
Amiens, '
Ville la plus attractive de France', catégorie moins de 200.000 habitants. Une reconnaissance symbolique, qui ne saurait masquer la nécessité d’une mutation rapide du tissu économique local.
Content, Gilles Demailly, le maire (PS) d’Amiens! Le magazine 'l’Entreprise' vient en effet de décerner la palme d’or de l’attractivité économique à la capitale régionale, catégorie moins de 200.000 habitants. 'Ne boudons pas notre plaisir, même si ce type de classement doit être toujours analysé de manière critique', a déclaré l’élu, en bon scientifique.
Des atouts importantsSelon les auteurs du classement, Amiens disposerait d’atouts importants, dont notamment un immobilier d’entreprise développé et une fiscalité 'dans la moyenne des villes françaises', selon Jean-François Vasseur, vice-président en charge du développement économique.
Sa position géographique la placerait, en outre, au centre du sacro-saint triangle 'Paris - Londres - Bruxelles', et donc au cœur de l’Europe la plus riche. Soit. Mais Gilles Demailly ne cache pas non plus les difficultés auxquelles la ville est confrontée, avec un taux de chômage toujours plus élevé que la moyenne nationale (11,1%, contre 9% en France. 'Avec la crise, cette situation ne va pas s’améliorer dans les mois à venir', a expliqué l’édile.
Une réelle fragilité du tissu économiqueLa crise a révélé - si besoin en était - la fragilité du tissu économique local, reposant sur les industries manufacturières. Et ses difficultés à opérer une mutation rapide vers le tertiaire, voire vers les technologies émergeantes de 'l’économie verte'.
Changer les fondamentaux de l’économie amiénoise demandera du temps et surtout, des moyens. Une équation difficile à résoudre, notamment dans le contexte actuel de réforme de la fiscalité locale qui 'fait effectivement planer une menace sur le capacité d’investissement de notre agglomération', a reconnu Gilles Demailly.
Guillaume Roussange.
Illustration: D.R. - PicardieWeb.