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Nichés à la campagne, dans des demeures de caractère, les gîtes ruraux et les chambres d'hôtes sont tenus par des gens qui possèdent un vrai sens de la convivialité. Au programme, la découverte d'une région et, parfois, de sa cuisine.
L’histoire des Gîtes de France débute dans les années 50. ''En 1951, le premier gîte rural est créé dans les Basses-Alpes à l'initiative du sénateur Émile Aubert. Et, en 1955, la fédération nationale des Gîtes de France est fondée'', explique le dossier de presse de la Fédération nationale des Gîtes de France. Cinquante ans plus tard, l'idée a fait son chemin. ''Aujourd'hui, on recense plus de 55 000 hébergements labellisés Gîtes de France sur le territoire français. Et, chaque année se créent 1500 chambres d'hôtes et 2 000 gîtes ruraux. Ces derniers sont en moyenne occupés 16 semaines et demi par an.'' Dans l'Aisne, le taux d'occupation est supérieur à la moyenne nationale. ''Les gîtes ruraux sont en moyenne occupés 23 semaines par an'', explique Pascale Quévreux, responsable du relais départemental des Gîtes de France dans l'Aisne. En comparaison, le taux moyen d'occupation des gîtes ruraux du Lot et Garonne, qui est un département touristiquement reconnu, est de 17,39 %, soit à peu près huit semaines d'occupation. ''L'Aisne, tout comme l'Oise et la Somme, représente un pied-à-terre pour les Anglais. Un avantage pour la Picardie qui privilégie les courts séjours.'' A l'heure actuelle, l'Aisne compte 282 hébergements labellisés Gîtes de France (94 gîtes ruraux, 170 chambres d'hôtes, 16 gîtes de séjour et 2 campings à la ferme). ''Il y a dix ans, le territoire comptait 73 chambres d'hôtes et 93 gîtes ruraux. Bien que le nombre de chambres d'hôtes ait fortement augmenté, le développement reste maîtrisé, assure Pascale Quévreux. Aujourd'hui, nous aimerions que des chambres d' hôtes se créent dans des villes comme Laon ou St-Quentin.''
''Ce n'est pas un revenu principal''
Envisagée comme un complément de revenu, l'activité nécessite d'importants investissements qu'il faut rentabiliser. ''Pour un gîte de six personnes, soit trois chambres, l'investissement moyen, en 2002, est de 60 980 euros (soit 400 000 F). L'investissement s'équilibre, en moyenne, après 10 ans d'activité. Par contre, ce complément financier représentent rarement un revenu principal. Les propriétaires n'en vivent pas. En 2001, le chiffre d'affaires moyen d'un gîte rural de 6 personnes était de 5335 euros (soit 35 000 F)'', indique Pascale Quévreux. Par ailleurs, une des inquiétudes de la fédération est que de futurs propriétaires n'en fassent qu'un projet affairiste. La création d'un gîte ou d'une chambre se fait main dans la main avec la fédération et des subventions peuvent être accordées par le département et la région. ''Pour un gîte de 6 personnes, le département et la région octroient, au maximum 22 400 euros (146 934 soit F) de subventions. Pour une chambre d'hôtes 3 épis, soit un investissement de 8999 euros (soit 59 029 F), la subvention maximale avoisine les 6700 euros (soit 43 949 F).''
Renseignements: Gîtes de France - Aisne 24/28 avenue du Général de Gaulle - 02 007 - Laon Cedex Tél. 03 23 27 76 76 Gîtes de France - Oise 8 bis rue Delaherche - 60 008 - Beauvais Tél. 03 44 06 25 85 Gîtes de France - Somme 21 rue Ernest Cauvin - 80 000 - Amiens Tél. 03 22 71 22 71
Anne Beaumeister. Photo: Didier Cry.
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