Tourisme, crise… Difficile de concevoir un discours autour de matières qui s’affrontent.
Depuis quelques années, un remarquable travail est mené qui vise à qualifier la Picardie en tant que destination touristique crédible et attractive sur l’échiquier national et européen.
Enjeu identitaire, économique et sociétal.
Il était grand temps, car nos qualités sont de toujours: Environnement, patrimoine, activités… Des offres valorisées par le naturel du pays et des hommes. Des atouts illustrés avec brio dans le magazine 'Esprit de Picardie', et partagés avec enthousiasme dans les blogs institutionnels et privés.
Il faut être conscient que cette région sera pour longtemps redevable au travail initié par le Comité Régional du Tourisme de Picardie. Son action et sa communication s’harmonisant avec celles conduites par les Comités Départementaux du Tourisme de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme.
Il s’agit de l’affirmation d’une ‘marque’ qui aboutira, si toutefois elle ne déroge pas, à inclure la Picardie dans le cercle privilégié des belles destinations de France. Une proposition qui s’adresse aux vacanciers dont la motivation est l’authenticité, le calme, la sérénité, le bonheur simple et vrai.
'Authenticité, calme, sérénité, bonheur…'
Autant d’antonymes à l’expression ‘Crise’ ; terme anxiogène, figure noire qui suinte la peur, voire la colère, le paroxysme et le marasme… Qui peut durablement mobiliser ou inviter autour d’un tel mot ?
Le succès d’une stratégie de communication n’est concevable qu’au terme de longues années.
Le chef doit patiemment former et conduire son orchestre. Le public finira par plébisciter le style et identifier le jeu.
Les bons plans sur le prix ? Le touriste ne veut pas d’excès, voilà tout !
Sa motivation première ? Comme pour tout acte d’achat, il veut une réponse à son besoin, ici le besoin d’évasion.
La proposition de la Picardie ? Qualité, authenticité, proximité.
Le juste prix fera le reste.
Mais ne bradons rien !
Les médiocres connotations qui gravitent autour de la notion de crise, ni l’acteur du tourisme, ni son client n’en ont besoin. Loin de là.
Le jour où un Club Med viendrait à s’appeler 'Club zéro Crise', on restera chez soi.
Pierre-Dominique Duriez.
Photo: D.R. - PicardieWeb.