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La route est la première responsable de morts violentes. C'est à partir de ce constat que la lutte contre l’insécurité routière a été désignée comme un des grands chantiers du deuxième mandat de Jacques Chirac.
Dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres domaines de la vie quotidienne, les associations ont un rôle important à jouer. Leur action de proximité peuvent permettre une prise de conscience de chacun et donc de modifier les comportements.
C'est le cas d'une association picarde récemment créée, l'APRSA, qui s'est engagée dans la lutte contre ce fléau. Elle tente, en s'appuyant sur son implantation locale, le secteur du sud amiénois, d'agir avec l'aide de ses adhérents.
"L'engagement des associations dans cette lutte est une action de fond qui existe depuis longtemps. C'est le cas de La Prévention Routière, bien sûr, mais encore celui de l'APF, de la fondation Anne Cellier, ou de la ligue LCVR" expose Pierre Lepoetre, président de l'association APRSA.
Les objectifs déclarés de l'action gouvernementale sont situés autour de trois axes principaux: La sécurité active (vitesse, alcoolémie, suppression du permis blanc pour les infractions les plus graves), l'encadrement (évaluation médicale de l’aptitude à la conduite avant l’obtention du permis par exemple), et surtout la culture générale de prévention. C'est à ce niveau que les associations détiennent un rôle majeur.
"Nous souhaitons relayer les actions nationales", déclare Pierre Lepoetre. "Nous avons ainsi participé au Carrefour de la Bonne Conduite en septembre dernier, à Amiens."
Le secteur du sud amiénois fait partie des zones qui n'échappent pas aux risques de l'environnement routier: "La CD7 draine un trafic de plus de 7000 véhicules par jour. Statistiquement, c'est plus de 5 tués ou blessés par an pour une quarantaine de kilomètres de route au sud d'Amiens…"
L'action de l'APRSA se veut également positive et incitatrice: "Nous soutiendrons et féliciterons ceux qui, sur le terrain, auront adopté un comportement de bonne conduite. Il faut une forte volonté pour accepter d'être doublé, de se faire klaxonner, voire insulter, tout simplement par ce que l'on respecte la limite des 50 km/h dans une traversée de village. Il faut inciter les conducteurs à se comporter vis à vis des autres comme s'il s'agissait d'une personne de leur connaissance…"
C'est avec cette générosité d'action et de pensée que les associations contribueront à ce que la route soit un peu moins meurtrière.
Et qu'elle redevienne peut-être même un jour cette "Nationale 7" charmante et inoffensive que fredonnait Charles Trenet…
Pierre-Dominique Duriez. Photo: PicardieWeb.
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