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Un jeune picard, Guillaume Leplat, dans la fournaise du 21ème Marathon des Sables, au Maroc: A ses côtés plus de 700 participants, venus des quatre coins du globe, relever le défi d’une course parmi les plus difficiles au monde. Portrait d'un athlète et d'une passion.
Les habitants d’Ailly-sur-Noye, au sud d’Amiens, ont certainement aperçu la silhouette longiligne de Guillaume Leplat sur les routes de campagne avoisinantes. Depuis plusieurs mois, cet éducateur spécialisé s’est entraîné presque quotidiennement à l'épreuve marocaine. 'Je combine un entraînement de triathlète et de cent-bornard', confie-t-il. Comprenez 100 à 120 kilomètres de course à pied par semaine, 60 à vélo, sans oublier des séances d’aquajogging à la piscine de Montdidier !
Car le Marathon des Sables ne se prépare pas à la légère. Pour tenir les 6 étapes - environ 250 km - sous un soleil de plomb et en autosuffisance alimentaire, rien n’est laissé au hasard: Régime strict, gestion de la soif ...et astuce maison pour éviter l’ensablement des chaussures. Un seul objectif, aller au bout de la course. Une hantise, la chaleur.
C'est un nouveau challenge pour Guillaume qui s'est distingué dans des épreuves régionales (3ème du Marathon des Saints de Flixecourt en 2004) et ne démérite pas dans des courses d’envergure internationale (71ème sur 1500 aux 100 km de Millau).
'J’ai commencé ce sport en 2001' raconte-t-il. 'Depuis, je me suis fixé l’objectif de courir tous les grands marathons européens'. Mais après Paris, Bruxelles, Amsterdam et Madrid, le Marathon des Sables est un autre défi...
Et la course des sables a revêtu une dimension supplémentaire: A l’épreuve sportive s'est greffé un projet humanitaire. Guillaume a décidé d’organiser une journée autour de la culture marocaine sur son lieu de travail, à la maison d’enfants du Mesnil-Saint-Firmin, dans l’Oise. L’occasion de partager sa passion et de récolter des fonds pour un orphelinat marocain.
Magalie Dubois. Photo: Virginie Delaporte. (Guillaume Leplat - à droite - aux 100 km de Millau).
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