Fleurines, le 27 juin 2024 – Une intervention de routine des pompiers a pris une tournure inquiétante lorsqu’un coup de feu a été tiré pendant qu’ils tentaient de raisonner un homme en détresse. Le projectile est passé à seulement un mètre d’un secouriste, suscitant des préoccupations majeures sur la sécurité des équipes sur le terrain.

Une intervention qui aurait pu tourner au drame
Ce jeudi 27 juin, aux environs de 11 heures, les pompiers de Pont-Sainte-Maxence se rendent rapidement à Fleurines après un appel concernant une tentative de suicide par un homme âgé de 80 ans. Après une dizaine de minutes de négociations, un coup de feu soudainement retentit, mettant en danger les secouristes.
Eric de Valroger, président du Service départemental d’incendie et de secours de l’Oise (Sdis 60), a confirmé la gravité de l’incident : “Le projectile est passé à un mètre d’un pompier. C’est extrêmement grave.” Heureusement, la balle, tirée avec une arme de poing de calibre .22 long rifle, a terminé sa course dans une fenêtre sans causer de blessures.
Des secours sous le choc
Eric de Valroger souligne les répercussions de cet événement : “Ce type de fait compromet l’exercice serein des pompiers. L’équipe qui est intervenue est très perturbée par ce qui est arrivé.” Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes du tir.
Enquête en cours pour élucider les faits
Pour l’instant, l’origine du coup de feu reste floue. “On ne peut pas dire si c’est un acte volontaire ou accidentel. L’autorité judiciaire devra le déterminer,” explique Eric de Valroger. Loïc Abrial, procureur de la République de Senlis, précise qu’une enquête de flagrance pour violence aggravée a été confiée à la brigade de gendarmerie de Pont-Sainte-Maxence. “Aucun élément ne permet de dire si c’est un acte volontaire.”
Point de vue des autorités municipales
Guillaume Maréchal, maire de Fleurines, estime néanmoins que “C’était totalement involontaire,” affirmant ainsi son propre avis sur l’incident. L’auteur présumé a été hospitalisé pour des examens médicaux et devrait par la suite faire l’objet d’une hospitalisation sous contrainte. Le parquet de Senlis demande également une expertise psychiatrique.
Cet événement met en lumière les dangers potentiels auxquels sont confrontés les secouristes pendant leurs interventions et pose des questions sur les mesures de sécurité et de protection à renforcer pour ces professionnels dévoués.
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