Domléger-Longvillers, nuit du 5 au 6 août – Une opération de la gendarmerie a pris une tournure dramatique lorsque des coups de feu ont été tirés sur les agents. Le tireur a été appréhendé.

Dans la nuit du 5 au 6 août à Domléger-Longvillers, les gendarmes ont été appelés d’urgence après qu’un jeune homme ait signalé une altercation avec son père prétendument armé. À leur arrivée, les forces du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) se sont retrouvées sous un feu nourri sans savoir de quel type d’arme il s’agissait.
Une intervention qui vire au cauchemar
L’agresseur présumé, un homme de 25 ans, a finalement été arrêté. Il a été découvert qu’il utilisait une arme de 9 mm à blanc. Lors de l’audience en comparution immédiate de mercredi après-midi, le président Grevin a souligné le danger de la situation, affirmant que “les gendarmes auraient pu riposter immédiatement, pensant à un guet-apens”.
La procureure Parent a commenté cette “soirée particulièrement éprouvante” pour les forces de l’ordre, rappelant l’angoisse des primo intervenants face à cette agression en pleine nuit.
Violence et résistance : un scénario bouleversant
Outre l’affrontement direct avec les coups de feu, le prévenu a opposé une vive résistance à son arrestation, allant jusqu’à frapper et insulter les gendarmes. Six d’entre eux se sont constitués partie civile. Bien que l’individu n’ait pas d’antécédents judiciaires, il montre des signes de fragilité mentale, suggérant des pensées suicidaires, ce qui a conduit le tribunal à ordonner une expertise psychologique.
En attendant son procès fixé au 6 novembre prochain, il a été placé en détention provisoire.
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