Dans l’Oise, une scène de cruauté envers des animaux a été dévoilée, suscitant à la fois émotion et indignation au sein de la communauté locale.

Deux canidés retrouvés dans un état désastreux
Dans un quartier résidentiel à Rantigny, samedi dernier, ce qui devait être une paisible journée d’automne s’est transformée en une intervention urgente pour l’association Animaux Sans Toit. Après avoir reçu un signalement alarmant, la présidente, Nadia Djellali, a décidé d’investiguer aux côtés de la SPA de Compiègne et de la gendarmerie locale.
Un matériel de bricolage pour museler
À leur arrivée sur les lieux, l’horreur s’est confirmée. Deux jeunes chiens, l’un étant un Golden Retriever adorable et l’autre un American Staffordshire Terrier énergique, portaient des traces évidentes de maltraitance. Leurs museaux étaient cernés par des rilsans, ces bandes de plastique habituellement employées pour attacher des tuyaux. “Ces entraves sur leurs museaux ne datent pas d’hier,” s’est indignée Nadia Djellali en montrant des preuves photographiques accablantes.
Des conditions de vie indignes
Les conditions de vie découvertes par l’équipe de sauvetage étaient abominables. Attachés par des chaînes, les chiens étaient relégués à un coin sale, entourés de poubelles et de leurs propres excréments. L’unique source d’eau était réservée au Staffordshire, déplorant un manque flagrant de soins basiques. “Ces chiens aboient parce qu’ils s’expriment,” plaide Djellali, en colère face à cette inhumanité.
Une excuse intolérable
La propriétaire des chiens, confrontée aux dérives de ses actions, a justifié son geste en déclarant vouloir apaiser les plaintes du voisinage, dérangé par les aboiements incessants. Elle évoque également une attente pour des muselières adéquates. Une explication qui laisse la responsable de l’association sans voix : “Je juge cela inadmissible et inhumain de les attacher de la sorte.”
Une intervention cruciale pour la justice animale
L’intervention conjointe des autorités et des activistes a permis de libérer les deux chiens de leur calvaire. Leurs souffrances physiques sont certes visibles, mais l’engagement indéfectible de l’association assure qu’ils sont désormais en sécurité et sur la voie de la guérison. Cette affaire soulève une fois encore la nécessité de législations plus strictes pour la protection des animaux.
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