Le 12 novembre 2024, la ville d’Amiens a été secouée par la découverte de plusieurs tags représentant des croix gammées en plein centre-ville. Des messages visant Israël accompagnaient ces graffitis, suscitant l’indignation de la classe politique locale. Cet acte de vandalisme révèle une montée inquiétante de la haine dans l’espace public.

Croix gammées : un acte de provocation dans le centre
Des inscriptions injurieuses ont été repérée sur un panneau, proche du Starbucks de la place Gambetta, ainsi qu’à proximité de la célèbre tour Perret. Chaque symbole évoque des propos violents, dont un message particulièrement choquant : “Tous à pendre”.
Une autre inscription sur la tour en question explicitait des menaces en mentionnant plusieurs personnalités, notamment le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, ainsi que des politiciens français tels qu’Éric Zemmour et Jordan Bardella. Ces provocations anti-sémitiques et politiques interpellent sur la santé du débat public et la sécurité des opinions diverses.
Réaction des autorités : une condamnation unanime
En réponse à ces actes, le préfet de la Somme a dénoncé fermement ces actes antisémites, soulignant qu’ils témoignent d’une violence et d’une haine inacceptables. La police nationale a d’ores et déjà ouvert une enquête pour identifier les auteurs, tandis que la brigade anti-tag de la ville s’active pour effacer ces marqueurs de haine dans les plus brefs délais.
Les équipes municipales sont rapidement intervenues mardi matin pour nettoyer les surfaces touchées par ces œuvres de vandalisme, qui ne doivent trouver place dans une société respectueuse des droits de chacun.
Un élan de solidarité politique
La découverte de ces inscriptions a suscité un large éventail de réactions parmi les responsables politiques. Le Rassemblement National, par le biais de Damien Toumi et Yaël Ménaché, a exprimé son “indignation totale”, affirmant que de tels actes ne peuvent être tolérés. Logan Brague, d’EELV, a également condamné ces manifestations de haine, insistant sur le droit de chaque citoyen à se sentir en sécurité, indépendamment de sa religion.
Pierre Savreux, président des Républicains dans la Somme, a souligné la nécessité de lutter contre l’antisémitisme avec vigueur. Le président de SOS Racisme, Lucien Fontaine, a qualifié ces événements de honteux, notant que certains s’efforcent d’attiser les tensions sociales.
Chacun appelant à une solidarité pour éradiquer ces comportements inacceptables, la députée de la France Insoumise, Zahia Hamdane, a également marqué son désaccord, exhortant à une dénonciation claire de telles violences qui n’ont pas leur place dans le débat national.
Vers une réponse de la mairie : un engagement fort
Le maire d’Amiens, Hubert de Jenlis, et le président d’Amiens Métropole ont promis que toutes les ressources seraient mises en œuvre pour identifier et sanctionner les responsables de ces actes. Ils ont informé les enquêteurs de la disponibilité d’images de vidéoprotection qui pourraient aider à résoudre cette affaire troublante.
Conclusion : un appel à la vigilance
Cette affaire à Amiens ne doit pas seulement inciter à la colère mais également à la réflexion. Les actes antisémites et ségrégateurs doivent être combattus avec détermination, afin de protéger un espace public où règnent la convivialité et la tolérance.
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