Face à l’augmentation des rodéos sauvages qui perturbent la tranquillité publique, le maire de Compiègne, Philippe Marini, propose d’adopter des solutions technologiques avant-gardistes. Il a ainsi sollicité l’autorisation du ministre de l’Intérieur pour le déploiement de drones et de peinture invisible dans le cadre d’une expérience visant à renforcer la sécurité locale.

Drones : un Outil Essentiel pour la Police Municipale
Dès lors que la police municipale possède des drones depuis 2020, leur utilisation a été limitée par un décret de 2023 qui interdit leur déploiement dans ce type de mission. Philippe Marini juge cette restriction comme étant incohérente au regard des enjeux actuels : « Cette mesure freine notre capacité à protéger nos concitoyens. Je vais continuer à défendre leur usage pour procéder à des interventions plus efficaces », a-t-il déclaré.
Les récents événements ont démontré la nécessité d’outils aériens pour suivre les délinquants tout en assurant la sécurité des agents sur le terrain. Grâce à cette technologie, il serait possible d’identifier des caches et mettre en œuvre des interventions cible.
Un Marquage Invisible pour des Poursuites Améliorées
En parallèle, le maire a demandé la permission d’utiliser un spray de peinture codée, qui reste indétectable à l’œil nu mais peut être révélé sous une lampe UV. Philippe Marini a expliqué que cette innovation permet de tracer les contrevenants de manière subtile et efficace : « Ce système facilitera les procédures judiciaires, même si les individus tentent de fuir », a-t-il précisé.
Cette demande s’inscrit dans le cadre de ce qu’il appelle une réponse appropriée à la montée inquiétante des rodéos motorisés. Le dispositif Stop Rodéo mis en place en 2020 a déjà permis la saisie de plus de cinquante deux-roues. Le maire met également en avant l’augmentation des effectifs de la police municipale, avec l’objectif d’un nouveau poste chaque année, et le renforcement de la vidéo-protection dans la ville.
Critiques et Réactions : Un Projet Électoral ?
Pour l’opposant Etienne Diot, ces propositions relèvent davantage de la communication politique que d’une stratégie efficace de lutte contre la délinquance. Selon lui, ces annonces révèlent une incapacité de Philippe Marini à maîtriser le phénomène des rodéos à Compiègne : « Ce problème touche tous les quartiers, du Clos-des-Roses au centre-ville », a-t-il noté.
Diot soutient que les véritables solutions doivent passer par une révision de la doctrine de la police municipale, axée sur la proximité et la visibilité des agents dans les rues, plutôt que sur l’usage de technologies spectaculaires. « Il est essentiel de garantir une présence physique de la police pour dissuader les délinquants », a-t-il conclu.
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