La circulation des trains a été fortement perturbée ce jeudi 26 décembre sur l’axe Paris-Saint-Quentin. Un vol de câbles, provoquant une panne de signalisation, a entraîné des retards en chaîne, affectant de nombreux voyageurs.

« J’ai manqué mon entretien à Paris ! »
Jeudi matin sur le parvis de la gare de Noyon, les visages fermés des usagers du TER traduisaient une exaspération palpable. À l’origine de cette pagaille ? Un vol de câbles, survenu dans la nuit, qui a fortement perturbé le bon fonctionnement des signaux ferroviaires. Résultat : des retards récurrents sur la ligne Paris-Saint-Quentin, allant de 10 minutes à plus d’une heure pour certains trajets.
« J’avais un entretien d’embauche à 9h30 à Paris, mais mon train a été retardé de 45 minutes ! Inutile de vous dire que l’entretien a été annulé », soupire Émilie, une voyageuse encore très agacée. Comme elle, plusieurs centaines de passagers ont vu leur emploi du temps ou leurs déplacements personnels chamboulés par l’incident.
Une chaîne de perturbations jusqu’à l’après-midi
Selon TER Hauts-de-France, les incidents de signalisation liés à ce vol ont affecté l’ensemble des trains circulant sur l’axe, notamment ceux en direction de Paris. Une situation tendue qui a duré de longues heures. « Les réparations de la signalisation sont en cours », précisait ce matin un communiqué de la SNCF. Le retour à la normale était finalement annoncé pour 17 heures.
Les réseaux sociaux de TER Hauts-de-France ont été très sollicités : de nombreux usagers, désemparés, y ont cherché des informations en temps réel, tandis que certains ont laissé éclater leur mécontentement. « C’est tous les ans la même chose, entre les grèves et les problèmes techniques ! », écrivait Sébastien, un utilisateur régulier de la ligne.
Un phénomène qui coûte des millions
Les vols de câbles constituent une véritable plaie pour le réseau ferroviaire français. Composés de cuivre, un matériau très recherché sur le marché noir, ces câbles attirent les malfaiteurs à cause de leur forte valeur. Ce type d’incidents entraîne des dommages considérables, tant financiers qu’humains.
La SNCF a déjà annoncé que des plaintes seront déposées, et une enquête est en cours pour retrouver les coupables. Les conséquences ne se limitent pas au rail : pour les populations locales comme celles desservies par cette liaison stratégique Paris-Saint-Quentin, ces interruptions impactent fortement les déplacements professionnels et personnels.
Vers un renforcement de la sécurité ?
Face à la recrudescence de ce type de vols, des solutions sont envisagées pour protéger les infrastructures. La SNCF déploie déjà plusieurs dispositifs pour lutter contre ces actes de vandalisme : installation de caméras, surveillance accrue ou encore remplacement progressif des câbles en cuivre par des matériaux moins attractifs pour les voleurs. Cependant, le problème reste complexe à résoudre, notamment en zone rurale, où la surveillance est plus difficile.
Pour les usagers, l’essentiel est ailleurs : retrouver une fluidité dans leurs déplacements quotidiens. Beaucoup espèrent que cet incident servira à accélérer les mesures de prévention. « Il faudrait vraiment que ça s’arrête. Nous, on subit à chaque fois, mais rien ne change ! », conclut Émilie, encore amère.
Une épreuve récurrente des fêtes pour les transports
Entre les intempéries, les grèves récurrentes et les actes malveillants, les périodes de fêtes se transforment souvent en cauchemar pour les usagers des transports en commun. Cet épisode ne déroge pas à la règle, rappelant une fois de plus les défis auxquels la SNCF reste confrontée en matière d’infrastructures et de sécurité.
Si le trafic est désormais rétabli, la journée restera sans doute marquée par l’agacement d’usagers pour lesquels ce jeudi aurait dû rimer avec sérénité, et non avec frustration.
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