Le geste est fort et chargé de symboles : la ville de Nogent-sur-Oise, dans l’Oise, se retrouve honorée par le camp de réfugiés palestinien d’Aida, situé près de Bethléem, avec une rue à son nom. Retour sur ce jumelage qui transcende les frontières et illustre la force des liens interculturels.

Une fresque en l’honneur d’un jumelage symbolique
Depuis 2009, Nogent-sur-Oise et le camp de réfugiés palestinien d’Aida partagent un jumelage unique. Réalisé sous le sceau de la solidarité et des échanges culturels, ce partenariat s’est enrichi au fil des ans, créant des liens solides entre la ville française et cette enclave palestinienne marquée par des contextes de vie difficiles.
Aujourd’hui, cette amitié s’incarne dans une rue baptisée « Nogent-sur-Oise, » au cœur du camp d’Aida. Plus qu’un geste symbolique, c’est une manière de graver dans la pierre (ou l’asphalte) l’importance et la pérennité de ces relations.

Sur cette rue emblématique, trône une fresque murale réalisée par un artiste local, représentant le Château de Sarcus, un lieu cher aux habitants de Nogent-sur-Oise. Cette œuvre colorée est l’expression artistique d’un pont entre deux territoires à première vue éloignés géographiquement, mais proches dans le cœur.
Un hommage collectif et collaboratif
Ce projet est le fruit d’une collaboration étroite entre plusieurs acteurs : le Comité Populaire du camp d’Aida, le Centre Culturel Alrowwad, l’artiste talentueux à l’origine de la fresque, mais aussi l’association française Nogent-Aida, moteur de nombreuses initiatives entre les deux communautés. Ensemble, ils ont réussi à matérialiser cet hommage dans un lieu où chaque geste de reconnaissance résonne plus fort face aux épreuves du quotidien.
Ce geste renforce une dynamique déjà bien établie, avec des actions concrètes portées par le jumelage depuis sa création. L’objectif ? Soutenir les initiatives du camp, favoriser les échanges multiculturels et sensibiliser les habitants des deux localités aux réalités de chacun.
Une solidarité contre vents et marées
Dans un contexte où les conditions de vie des réfugiés palestiniens d’Aida restent « inacceptables », comme le rappelle la ville de Nogent-sur-Oise, cette initiative prend encore plus de sens. Au-delà d’un simple jumelage administratif, il s’agit d’un engagement humain et moral. La municipalité nogentaise réaffirme ainsi son soutien indéfectible à ses amis d’Aida, en espérant que cette rue devienne un symbole durable d’unité et d’espoir.
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