stop antisemitisme

Tags antisémites à Bray-sur-Somme : une petite commune sous le choc

Dans la commune de Bray-sur-Somme, une découverte choquante a bouleversé le quotidien des habitants ce week-end de février 2025. Des croix gammées et des injures racistes ont été taguées sur les murs du stade municipal. Une plainte a été déposée, et le maire ainsi que les habitants espèrent des réponses rapides dans une affaire qui soulève l’indignation.

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Une atteinte insupportable à la quiétude locale

Le week-end s’est terminé sur une note sombre à Bray-sur-Somme, une petite commune de la Somme, entre Albert et Péronne. Ce dimanche, des membres du club de football local ont fait une découverte glaçante en pénétrant dans les gradins du stade municipal : des croix gammées grossièrement peintes, accompagnées de messages haineux tels que “Nique les juifs” et d’autres références racistes. Immédiatement, l’alerte a été donnée.

Selon Alexandre Lajeunesse, président du club de football, l’émotion et la colère règnent parmi les équipes et leurs familles : “On est dégoûtés. Ce genre d’acte ne représente en aucun cas les valeurs que nous défendons au sein du club. Nous travaillons intensément pour transmettre des notions de respect et de tolérance à nos joueurs, quel que soit leur âge.” Le club envisage de mobiliser ses bénévoles afin d’effacer ces inscriptions rapidement pour tourner la page.

Une réaction immédiate des autorités locales

Le maire de Bray-sur-SommeLudovic Goblet, a annoncé avoir déposé plainte quelques heures après la découverte de ces tags. “C’est un véritable choc. Voir ces messages dans ma commune, c’est tout simplement inadmissible. Nous ne pouvons pas tolérer de tels actes. Je ferai tout pour que cela ne se reproduise pas”, a-t-il déclaré. Cet incident pousse également la commune à envisager des mesures supplémentaires de sécurité.

Parmi les initiatives évoquées, le rétablissement de l’éclairage nocturne, qui avait été éteint pour des raisons écologiques, et l’installation de caméras de vidéosurveillance pour surveiller les espaces publics. “Je pense que ces mesures sont nécessaires pour protéger notre patrimoine collectif et lutter contre toute forme de dégradation”, a précisé le maire.

Une enquête en cours pour identifier les auteurs

Les gendarmes de la brigade de Friville-Escarbotin ont été saisis de l’affaire et collectent désormais des indices pour identifier les auteurs de cet acte à la fois illégal et moralement condamnable. Des investigations approfondies sont en cours pour déterminer si ces tags sont le fait d’individus isolés, d’un groupe ou encore d’un acte conscient ou inconsidéré.

Ludovic Goblet, encore sous le choc, s’est interrogé sur l’origine des responsables : “S’agit-il d’adolescents qui ignorent la portée de tels actes ? Où sont les adultes derrière cela ? Quand on connaît notre histoire, notamment celle des guerres qui ont marqué notre région, c’est absolument abominable.”

Une affaire qui relance le débat sur la prévention

Au-delà de l’émotion, cet événement met en lumière une nouvelle fois la persistance de discours haineux dans certains milieux. Pour Alexandre Lajeunesse, cet acte est l’occasion de réfléchir à des initiatives éducatives, surtout dans les écoles et les clubs sportifs : “Il est essentiel de rappeler régulièrement les valeurs universelles de respect et de tolérance, pour les générations actuelles et futures.”

Dans ce petit village d’environ 1 200 habitants qui respire habituellement la tranquillité, l’espoir reste que ces actes isolés ne ternissent pas l’image d’une commune engagée dans l’éducation et la promotion de valeurs positives. Si le choc est palpable aujourd’hui, l’unité des habitants et des institutions locales semble être la clé pour faire face collectivement à cette épreuve.

Une commune mobilisée pour dire non à la haine

Les habitants de Bray-sur-Somme veillent désormais à ce que les auteurs soient punis et que ce triste événement devienne l’occasion de renforcer la sensibilisation face à la montée des discours discriminatoires. À l’heure où chaque acte compte, les initiatives locales pour lutter contre ce genre de comportements pourraient inspirer d’autres communes rurales.

L’histoire de Bray-sur-Somme rappelle que, même dans les endroits les plus calmes, la vigilance et la prévention contre la haine restent indispensables.

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Nicolas

Auteur et journaliste indépendant ! Passionné de balade en vélo dans la baie de Somme (le plus beau paysage du monde ;-)) - Picard de coeur !

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