À Oroër, village paisible de l’Oise, un berger Malinois en liberté a gravement blessé deux moutons. Une situation qui soulève des inquiétudes sur la sécurité des habitants et la responsabilité des propriétaires d’animaux.

Mercredi 26 février 2025, le village d’Oroër, situé à quelques kilomètres au nord de Beauvais dans l’Oise, a été le théâtre d’un événement alarmant. Un berger Malinois, échappé de son domicile, s’en est pris à deux moutons dans un enclos de la rue de la Gravée. Ces derniers, appartenant à un particulier, ont subi des blessures au niveau des flancs, mais leur toison épaisse leur a probablement sauvé la vie.
Une situation qui dégénère
Ce n’était pas la première fois que le chien s’échappait, comme l’a dénoncé la maire de la commune, Arlette Devaux. L’élue, excédée, avait déjà signalé les comportements répétés de l’animal à la gendarmerie et alerté ses administrés sur les réseaux sociaux quelques jours plus tôt, le 21 février. Cependant, cette alerte n’a pas suffi à prévenir cet incident.
Le chien a été maîtrisé après l’intervention des gendarmes et des pompiers en fin de journée. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. « Je ne veux plus voir ce chien divaguer dans la commune. Nous avons dressé un procès-verbal à son propriétaire pour manquement à ses responsabilités », a affirmé la maire, visiblement en colère.
Des habitants en état d’alerte
L’incident relance le débat sur la responsabilité des propriétaires d’animaux dits dangereux et sur leur gestion. « Que ce serait-il passé si un enfant avait croisé sa route ? », s’interroge Arlette Devaux. Elle souligne également que des efforts supplémentaires doivent être entrepris pour sécuriser les abords des habitations et éviter de nouvelles fugues.
Par chance, aucun résident n’a été blessé, mais cet événement a secoué la sérénité d’Oroër. Les deux moutons, bien que traumatisés, recevront les soins nécessaires pour se rétablir. En revanche, leur propriétaire pourrait être amené à demander réparation pour les dommages subis.
Une répétition inquiétante
L’histoire met en lumière un problème récurrent dans bon nombre de villages : les dangers liés aux animaux errants. Si le cas de ce Malinois semble isolé, il intervient dans un contexte où les risques liés à la détention de chiens de garde ou de défense sont régulièrement débattus au niveau national.
Les habitants d’Oroër, pour l’heure, espèrent que cet épisode tragique servira de leçon. La mairie s’apprête d’ailleurs à renforcer son dispositif d’information et de prévention.
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