Dans le quartier Argentine de Beauvais, ce qui semblait être une affaire de feux de caves rapidement élucidée s’emmêle. Deux jeunes hommes, à peine majeurs, attendent désormais leur procès en détention provisoire, tandis qu’un mineur, impliqué dans les faits, complique encore l’enquête par son silence.

Une série d’incendies éclair dans la ZUP Argentine
Le 13 janvier 2025, en l’espace de dix minutes seulement, trois incendies simultanés éclatent dans les caves de plusieurs immeubles du quartier populaire Argentine, à Beauvais. L’intervention rapide de nombreux sapeurs-pompiers permet d’enrayer la catastrophe, mais les dégâts matériels sont significatifs. Très vite, l’enquête conduite par les autorités oriente ses soupçons vers un groupe de jeunes du quartier.
Des suspects sous pression face au tribunal
Ce 7 avril 2025, deux jeunes hommes se présentent devant le tribunal. Tous les deux nient avoir mis le feu, bien qu’ils reconnaissent avoir été présents sur les lieux. Cependant, un élément crucial pourrait jouer : un mineur également impliqué dans l’affaire serait en possession d’un téléphone contenant des vidéos clés. Ces vidéos, selon la défense, pourraient confirmer que les deux jeunes incriminés n’ont pas participé aux incendies.
Mais ce troisième protagoniste reste silencieux. Il refuse de fournir les codes de déverrouillage de son téléphone, rendant l’avancée de l’enquête encore plus complexe.
Une impasse technologique pour le tribunal
L’avocat des accusés, Maître Douilly, martèle que les vidéos du téléphone prouveraient la non-implication de ses clients, mais le tribunal rejette la demande de supplément d’information. En cause ? L’absence de service sur place capable de forcer le déblocage de l’appareil dans un délai raisonnable.
Ce blocage technique s’ajoute à une décision judiciaire plus sévère que prévue. Les deux jeunes, précédemment sous contrôle judiciaire, ont été placés en détention provisoire, affirmant que le tribunal n’a pas été convaincu par les arguments de la défense.
Une attente prolongée jusqu’au 23 mai
En attendant l’audience de fond, prévue pour le 23 mai 2025, les deux jeunes hommes resteront en détention provisoire. Cette affaire illustre à la fois les tensions judiciaires autour de la justice des mineurs et les défis posés par les nouvelles technologies dans la recherche de la vérité.
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