Le verdict est tombé, brutal et sans appel : la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a décidé de rétrograder l’AS Beauvais-Oise (ASBO) en National 3, malgré la réforme drastique de son budget. Un nouveau coup dur pour ce club historique du football français, en proie aux défis financiers. Face à cette décision, la présidente Corinne Corillion promet de tout mettre en œuvre pour faire appel.

Une sanction malgré un budget réduit
Le club était convoqué ce mardi 27 mai 2025 devant la DNCG, l’organisme chargé de veiller à la santé financière des clubs. Forte d’un budget limité à 1,15 million d’euros, une baisse significative comparée aux 1,5 million d’euros de la saison précédente, la délégation de l’ASBO espérait convaincre. Un effort soutenu par des décisions difficiles, comme la réduction des effectifs, l’abandon d’appartements coûteux et l’arrivée d’un nouvel investisseur. Pourtant, ces sacrifices n’ont pas suffi.
La DNCG a justifié sa décision en pointant une lacune administrative : les subventions du Conseil départemental de l’Oise, versées sur l’année civile et non sur la saison sportive. Cette pratique pourtant ancrée de longue date a visiblement suscité des réserves.
« Quand nous sommes sortis de notre rendez-vous à 11h, il nous a été demandé de fournir avant 14h une preuve d’engagement du Département… Ce document a été transmis dans les temps, mais cela n’a pas empêché la sanction », témoigne amèrement Corinne Corillion, présidente du club.
Un appel comme ultime espoir
Ébranlée par cette décision, la présidente, accompagnée de son vice-président Guillaume Roy, principal mécène, ne baisse pas les bras. L’ASBO prévoit de faire appel dès que les arguments exacts de la DNCG seront communiqués. Cette procédure est d’autant plus cruciale que le club sort d’une période complexe, marquée par le départ forcé de l’ancien président Kevin Gonthier, dont la première version du budget avait été jugée « intenable ».
« Nous avons traversé des mois de turbulences : restructurer le club, réduire des coûts… Tout cela ne peut être vain. Nous méritons une seconde chance », affirme Corinne Corillion, visiblement déterminée à sauver son équipe.
Une assemblée générale sous tension
Alors que l’ASBO attend la suite des événements, son avenir immédiat repose sur l’assemblée générale du vendredi 30 mai 2025. Point de passage obligé, ce moment crucial apportera peut-être des solutions aux nombreux défis financiers et institutionnels. Le soutien du département de l’Oise sera également scruté avec attention, tant il semble incontournable dans cette bataille pour maintenir le club en National 2.
Le spectre d’une rétrogradation
Si l’appel n’aboutit pas, l’ASBO devra se résigner à jouer en National 3, un scénario redouté qui aurait des conséquences lourdes : baisse des subventions, perte d’attractivité pour les sponsors et impact sur les joueurs. Une rétrogradation administrative peut parfois être synonyme de descente aux enfers pour certains clubs. Reste à espérer que l’histoire de Beauvais prendra un tournant plus optimiste dans les jours à venir.
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