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Picardie : un vaste trafic d’armes démantelé, les secrets d’un réseau insoupçonné

Le 30 septembre dernier, une vaste opération pilotée par plus de 150 gendarmes a permis de mettre fin à un important réseau de trafic d’armes en Picardie. À la tête de ce réseau : un homme dirigeant l’ensemble des opérations depuis sa cellule dans une prison picarde.

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Une enquête minutieuse menée depuis plusieurs mois

L’affaire remonte au début de l’année 2023, lorsque les autorités ont identifié des mouvements suspects concernant des armes de catégorie C, notamment des fusils à pompe et autres armes destinées à la chasse. L’annonce de ce démantèlement a été faite par Jean-Philippe Vicentini, procureur de la République à Amiens, ce lundi, après plusieurs mois de travail acharné des enquêteurs.

La pierre angulaire de ce réseau atypique n’était autre qu’un détenu incarcéré dans une prison de la région. Derrière les barreaux, cet homme dirigeait un trafic parfaitement organisé en recrutant des femmes au profil discret pour éviter de susciter des soupçons. Ces dernières, après s’être inscrites dans des clubs de ball-trap, où l’on pratique le tir sportif, achetaient légalement des armes dans des magasins spécialisés ou sur des plateformes en ligne. Les armes, une fois acquises, étaient modifiées pour effacer leurs numéros de série, les rendant ainsi quasiment impossibles à tracer.

Une organisation structurée et des profits astronomiques

Le réseau, dont l’activité illégale s’étendait sur plusieurs départements (Somme, Oise, Aisne, Nord, Rhône), revendait chaque arme avec une plus-value atteignant les 300 %, principalement à des acquéreurs aux intentions douteuses. Lors des perquisitions, les autorités ont mis la main sur une quinzaine d’armes, parmi lesquelles des pistolets mitrailleurs, un pistolet automatique 9 mm, un fusil semi-automatique et trois revolvers de gros calibres.

En parallèle, des accessoires paramilitaires, des milliers de munitions ainsi que des fonds en liquide (45 000 euros) ont été saisis. Au total, des biens immobiliers, des véhicules et des actifs bancaires d’une valeur estimée à 500 000 euros, considérés comme issus de la fraude, ont été mis sous scellés.

Une opération d’arrestation d’envergure

Le 30 septembre 2023, les forces de l’ordre ont mis sur pied une intervention impressionnante afin d’appréhender les suspects. En tout, 15 personnes ont été interpellées dans les différents départements liés au trafic, à savoir la Somme, l’Oise, l’Aisne, le Nord et le Rhône. Parmi elles, treize adultes ont été mis en examen pour association de malfaiteurs et vente en bande organisée d’armes à feu modifiéesSept des suspects ont été placés en détention provisoire, tandis que les six autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

Pour ces arrestations, plus de 150 gendarmes ont été mobilisés, accompagnés de huit équipes cynophiles spécialisées, d’un hélicoptère et de membres des Pelotons de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG). Ces efforts conjoints ont permis de désarticuler efficacement un réseau qui, selon les enquêteurs, avait vendu des dizaines d’armes depuis sa mise en place.

Une victoire contre la criminalité organisée

Cette opération apparaît comme un coup de filet majeur pour les forces de l’ordre et constitue une avancée importante dans la lutte contre les trafics d’armes en France. Bien que le réseau ait été démantelé, les enquêteurs continuent de suivre les pistes liées aux armes déjà dispersées. Ces investigations visent à identifier les acquéreurs finaux et à prévenir d’éventuelles actions illégales impliquant ces armes.

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Jacques Durocher

Jacques Durocher, Journaliste indépendant ! Habitant de l'Oise, je m'intéresse à l'actualité Isariennes et partage mes articles sur différents médias numérique et sur mon propre blog où j tente de répondre aux interrogations des français !

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