Dans la nuit du dimanche 18 janvier, peu avant 2 heures, une opération menée dans l’Oise a mis en lumière une menace devenue récurrente : les parachutages de colis par drone à proximité des établissements pénitentiaires. Quatre individus ont été interpellés au moment où ils s’apprêtaient à quitter les lieux en voiture, avec du matériel et des paquets déjà prêts à être largués.

Une opération conjointe police–pénitentiaire
La police nationale de l’Oise, en lien avec l’administration pénitentiaire, a renforcé ces dernières semaines sa stratégie de lutte anti-drone. Objectif : empêcher l’acheminement clandestin d’objets et de produits illicites vers les détenus, un phénomène en hausse dans plusieurs territoires.
Dimanche, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de quatre personnes, surprises alors qu’elles venaient de monter dans un véhicule.
Un drone et des colis “prêts à larguer” découverts dans la voiture
Lors de la fouille, les policiers ont retrouvé un drone ainsi que des colis conditionnés pour un largage. L’équipement, présenté comme opérationnel, laisse supposer une action imminente.
Les enquêteurs s’attachent désormais à établir le rôle précis de chacun des interpellés, la destination prévue des colis et l’éventuelle existence d’une organisation plus large.
Deux occupants contrôlés avec des stupéfiants
Autre élément relevé pendant l’intervention : deux passagers auraient été surpris en train de consommer des produits stupéfiants. Ils devront, comme les autres occupants, répondre de leurs actes devant la justice.
Une pression accrue contre un mode opératoire discret
L’affaire illustre la difficulté de contrer ces livraisons aériennes : rapides, silencieuses, et parfois réalisées à distance. En réponse, les autorités misent sur une combinaison de surveillance, de renseignement et d’interventions ciblées pour enrayer ces tentatives.
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