Roissy – un colis en provenance des États-Unis attire l’attention des enquêteurs : à l’intérieur, un kilo de cannabis soigneusement dissimulé. Dix mois plus tard, le 27 avril 2026, une opération coordonnée par la brigade de recherches de Senlis met fin à un trafic organisé entre Senlis, Pont-Sainte-Maxence et jusqu’au Loiret, avec à la clé 15,6 kg de cannabis saisis et des condamnations prononcées en mai 2026.

Un point de départ à Roissy : un colis suspect qui déclenche l’enquête
L’affaire démarre le 25 juin 2025 à l’aéroport de Roissy–Charles-de-Gaulle, lorsqu’un colis jugé suspect est contrôlé. Les enquêteurs découvrent un kilo de cannabis, dissimulé dans un sachet thermosoudé.
À partir de ce premier indice, les investigations remontent rapidement vers le destinataire présumé, puis vers trois complices. Les gendarmes décrivent un fonctionnement en réseau structuré, s’appuyant sur des applications cryptées pour organiser les échanges et limiter les traces.
Une opération judiciaire le 27 avril 2026 : 15,6 kg saisis et du matériel de culture
Le 27 avril 2026, la brigade de recherches de Senlis lance une opération visant à neutraliser l’organisation. Le bilan des saisies illustre l’ampleur du dispositif :
- 15,6 kg d’herbe et de résine de cannabis
- Une chambre de pousse complète
- Du matériel de conditionnement
- 6 téléphones portables
- 1 690 euros en numéraire
Au total, quatre individus sont interpellés dans le cadre de cette procédure.
Deux profils secondaires sanctionnés, deux principaux condamnés à Senlis
Dans ce dossier, deux personnes présentées comme ayant des rôles secondaires font l’objet d’une ordonnance pénale.
Les deux principaux mis en cause sont, eux, jugés le 22 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Senlis. Reconnus coupables de trafic de stupéfiants en bande organisée, ils écopent notamment de :
- 30 mois d’emprisonnement, dont 18 mois avec sursis probatoire
- 4 000 euros d’amende
- La confiscation des scellés
- Des obligations et interdictions, incluant travail ou formation, suivi addictologique et restrictions diverses
Un trafic local, des méthodes modernes, une réponse judiciaire ferme
Cette affaire met en lumière un schéma désormais classique : un approvisionnement initié via l’international, une redistribution sur plusieurs secteurs — Senlis, Pont-Sainte-Maxence, le Loiret — et l’usage d’outils numériques sécurisés. La réponse judiciaire, elle, s’accompagne de mesures de suivi et de contrôle destinées à prévenir la récidive.
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