Lors d’une séance interdite de pêche à l’aimant à Abbeville, deux jeunes ont découvert un obus datant probablement de la Seconde Guerre mondiale. Les autorités sont intervenues pour neutraliser l’engin.

Découverte inquiétante lors d’une pêche à l’aimant
Mercredi 28 février, deux jeunes d’une vingtaine d’années effectuaient une pêche à l’aimant dans le canal de la Somme à Abbeville, au niveau du Quai de la Pointe. Or, cette pratique est interdite depuis 2019 dans la région. À leur grande surprise, ils ont remonté un obus d’environ 25 centimètres, apparemment intact. La police nationale a été avertie, suivie du service de déminage de l’Aisne appelé à la rescousse pour venir neutraliser l’engin de guerre.
Les raisons de l’interdiction de la pêche à l’aimant dans la Somme
La pêche à l’aimant est une activité consistant à sortir des objets métalliques de cours d’eau et plans d’eau grâce à de puissants aimants. Appréciée par certains pour ses vertus dépolluantes, cette pratique est néanmoins controversée et interdite dans certaines régions, notamment la Somme et ses environs.
En 2019, la préfète de l’époque Muriel Nguyen avait pris un arrêté pour interdire la pratique dans tous les cours et plans d’eau de la Somme, invoquant les risques encourus par les pêcheurs. En effet, dans les zones de combats de la Première et Seconde guerre mondiale, la présence de nombreux engins non explosés rend la pêche à l’aimant particulièrement dangereuse.
Ces dangers avaient été mis au jour suite à un accident survenu dans le Nord où un homme avait été blessé par l’explosion d’un obus, et une autre fois lorsqu’une grenade extraite de l’eau avait commencé à fumer près de Péronne.
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