enfant battu

Mère de famille condamnée pour avoir violenté ses quatre enfants avec un câble électrique

Une mère de famille, Coumba Diawara, âgée de 40 ans, a été condamnée à six mois de prison avec sursis pour avoir frappé ses enfants avec un câble électrique. Les faits sont survenus à Allonne, dans l’Oise.

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L’affaire révélée par une jeune élève

Le 23 novembre, une adolescente de 14 ans du collège Henri-Baumont de Beauvais présentait des traces bleues sur les bras. Elle avoue à une amie que c’est sa mère qui lui a infligé ces marques en la frappant avec un câble électrique.

Alertés, le professeur, l’assistante sociale et l’infirmière du collège ont signalé les faits au procureur de la République, qui a ouvert une enquête. Les investigations ont révélé que ces violences n’étaient pas une première : trois semaines plus tôt, les frères de l’adolescente avaient subi des châtiments corporels de la part de leur mère.

Une situation familiale tendue

La jeune fille a expliqué que ses parents étaient en train de se séparer, qu’elle se sentait isolée au sein de la famille et avait déjà tenté de se suicider. L’an dernier, elle avait d’ailleurs été mise en incapacité totale de travail par un médecin légiste.

Même si l’évaluation familiale révèle des tensions entre le couple et un certain délitement psychologique, l’analyse souligne également la passivité du père face à ces actes de violence.

Des violences sous le regard indifférent du père

Les quatre frères et sœurs ont tous évoqué des coups de câble, de gifles ou de ceinture reçus de la part de leur mère lorsqu’ils commettaient des erreurs. Le père a confirmé ces violences mais n’a pas porté plainte, probablement par honte.

Selon la mère de famille, ces violences ont été déclenchées par le fait que sa fille séchait les cours et lui volait de l’argent. Elle a reconnu avoir giflé sa fille mais nie l’avoir frappée avec une ceinture.

Jugement et réparation

Coumba Diawara a été condamnée à six mois de prison avec sursis et mise sous obligation de suivre des soins, de travailler et d’effectuer un stage de responsabilité parentale. L’association SOS Jeunesse s’est constituée partie civile et a demandé des dommages et intérêts pour la fille ainsi que pour les deux fils mineurs, estimant le préjudice moral à 2 000 € pour la fille et 800 € pour chacun des garçons.

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Jacques Durocher

Jacques Durocher, Journaliste indépendant ! Habitant de l'Oise, je m'intéresse à l'actualité Isariennes et partage mes articles sur différents médias numérique et sur mon propre blog où j tente de répondre aux interrogations des français !

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