Dans la nuit à Venette, une violente querelle entre deux SDF a mené à un coup de couteau. La zone commerciale s’est transformée en scène d’incident dramatique qui laisse les autorités perplexes et se termine en une décision judiciaire incertaine.

Tous deux habitués à la dureté des nuits à ciel ouvert, leur mésentente dégénère aux alentours d’une heure du matin, alors qu’ils s’éloignent d’un abri de fortune pour se soulager. C’est à ce moment que le drame se joue: Julien Lesage rapporte avoir vu ses entrailles se déverser suite à l’altercation avec David Bosman.
Malgré la gravité de la situation, les deux hommes trouvent la force de chercher de l’aide au rond-point avoisinant, où leur cri d’alarme est finalement entendu par des passants. La suite voit Lesage en urgence sous le bistouri, tandis que Bosman réfléchit aux événements derrière les barreaux, une récidive venant aggraver son cas.
Des vérités croisées et une arme fantôme
Le tribunal s’interroge, confronté à un récit où chaque protagoniste se targue être la victime de l’autre. Lesage, absente de l’audience, se voit imposer trois semaines d’arrêt, tandis que le dossier révèle un Bosman au lourd passé judiciaire mais également victime d’un accident qui le laisse handicapé.
S’il est clair qu’une lutte a eu lieu, les souvenirs nébuleux, exacerbés par l’alcool, ne permettent pas une reconstitution fidèle du fil des événements. La disparition du couteau incriminé complique davantage le travail de justice.
Le procureur Dupont soulève des doutes sur la version accidentelle des faits, s’étonnant des détails fournis par David Bosman qui ne pouvait souffler dans l’éthylotest. Sa demande: une peine sévère pour un homme déjà marqué par de multiples démêlés avec la loi.
Un verdict dans l’incertitude
Dans un ultime plaidoyer, la défense de David Bosman argue une thèse accidentelle corroborée par les gestes qu’il a posés pour secourir son “ami”.
Entre les lignes dissonantes des récits des deux sans-abri, la vérité reste floue, la lame disparue et les intentions incertaines. Ce qui reste, c’est l’image d’une lutte pour la survie dans les tréfonds d’une société qui les a oubliés.
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