Compiègne se réveille sous le choc. Dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 juin, un « commando de voyous » s’en est pris à des caméras de surveillance dans le quartier sensible du Clos-des-Roses. Cet acte, perçu comme une tentative délibérée d’entraver le maintien de l’ordre, alimente les inquiétudes des habitants et des autorités locales.

Une attaque coordonnée au cœur du Clos-des-Roses
Quatre caméras de vidéoprotection, déployées dans des zones stratégiques du quartier du Clos-des-Roses, ont été prises pour cible par des tirs. Les faits, révélés par Philippe Marini, maire de Compiègne et président de l’Agglomération de Région de Compiègne, surviennent dans une zone bien connue pour être le théâtre d’activités liées au trafic de stupéfiants. L’élu a confirmé que ces actes visent à « tenter d’aveugler les forces de l’ordre et protéger les trafics ».
« Si les caméras les dérangent, c’est qu’elles fonctionnent », martèle Philippe Marini, résolu à poursuivre son combat contre l’insécurité dans la ville.
Une surveillance ciblée dans une zone sous tension
Les caméras vandalisées se trouvent en des points clés du quartier :
- Au niveau du square Hector-Berlioz, point névralgique connu pour les deals de stupéfiants ;
- Sur un lampadaire à proximité du rond-point Anne-Marie Vivé, un passage stratégique ;
- À la place du marché, où une caméra surplombait les abords d’un immeuble ;
- Enfin, à la rue Alexandre Dumas, l’un des cœurs actifs du réseau de vidéosurveillance communal.
Chaque caméra avait pour mission de surveiller des zones où des regroupements de jeunes sont fréquents, souvent associés à des activités illicites.
Une riposte immédiate des autorités locales
Face à cette attaque, Philippe Marini a réaffirmé sa détermination. Il a annoncé le remplacement imminent des dispositifs endommagés. « D’autres dispositifs suivront », promet-il. Les images enregistrées par le centre de supervision intercommunal (CSI), situé à Margny-lès-Compiègne, sont en cours d’analyse pour identifier les auteurs des faits.
Le maire, soutenu par la police nationale et municipale, entend envoyer un message clair : « Les voyous n’intimideront personne. Ils seront traqués sans relâche. »
La sécurité, un défi permanent
Cet événement souligne une nouvelle fois les tensions qui règnent dans certains quartiers sensibles. La lutte contre l’insécurité et le trafic de drogue reste un enjeu majeur pour les collectivités locales comme pour les forces de l’ordre. Alors que le maire insiste sur l’efficacité des caméras de vidéosurveillance, la question de la réinstallation rapide et du renforcement des dispositifs est au cœur des priorités.
Compiègne, comme nombre de communes françaises, fait face à des défis considérables dans sa quête de quiétude urbaine. Ce dernier acte de vandalisme rappelle à quel point la maîtrise de l’espace public reste un combat de tous les instants.
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