A la Libération, Le Boisle, dans le département de la Somme, comptait une cinquantaine de vanniers pour un village de quelques 600 habitants !
Selon l’histoire, ou la légende, c’est au XVII ème siècle que des baladins de Bohême (l’actuelle Tchéquie) se sont installés au village de Le Boisle-Labroye.
Son sol tourbeux facilitait la culture de l’osier, et la pureté des eaux de l’Authie permettait une seconde montée de sève dans ce bois de l’espèce du saule.
Jusqu’au début du XX ème siècle, on a tressé dans toutes les maisons du village, que le découpage des départements, en 1792, avait coupé en deux.
La vannerie a longtemps décliné mais des ateliers se maintenaient comme celui des frères Candas.
Dans les années 1990, une nouvelle demande pour cette tradition artisanale a relancé l’activité.

L’osier, par ses qualités de résistance, de longévité, d’imputrescibilité, et par sa souplesse, est recherché pour les nacelles de montgolfières, les paniers et étals des boulangeries, des grandes surfaces, des restaurants…
Le Boisle s’est offert une nouvelle jeunesse dont l’osier est le symbole. Selon les périodes de l’année, on voit le travail de la plante, son séchage, son écorçage.
Tout au long de l’année, on peut voir ses artisans, assis à même le sol ou sur leur banc de travail, manier avec dextérité le bois souple pour en tresser une manne ou un panier, mais aussi avec goût mêlant les couleurs et les grosseurs des brins.
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