Un homme de 31 ans comparaît devant le tribunal judiciaire de Senlis pour des violences et harcèlement envers sa conjointe. Après une série d’accusations et de défenses, il écope finalement de 5 mois de prison avec sursis.

Une relation tumultueuse
Une jeune femme se rend à la gendarmerie de Nanteuil-le-Haudoin pour dénoncer les agissements de son compagnon. Le couple s’est formé en 2020 et a connu plusieurs séparations avant de se remettre ensemble au mois d’août dernier.
Selon la plaignante, son compagnon devient extrêmement violent lorsqu’il est alcoolisé. Elle subit quotidiennement des gifles et des insultes. Après un dernier épisode choquant où le père de famille feint un accident de voiture pour retrouver la mère de son enfant, la victime décide enfin de porter plainte.
Un déferlement de violence
Le père de famille se rend chez la grand-mère maternelle et les violences commencent : des gifles accompagnées de menaces de mort. Il crie qu’il va la détruire.
Lors de son interrogatoire, il avoue qu’il cherchait à obtenir des nouvelles de sa concubine qui ne répondait pas à ses appels. Il admet également avoir fait chanter sa compagne en menaçant de publier des photos intimes sur les réseaux sociaux.
Des versions contradictoires
Le prévenu tente de se justifier en déclarant qu’ils s’aimaient trop et que cela a provoqué un conflit. Il voulait savoir si sa compagne avait une nouvelle relation amoureuse. Il prétend que les violences étaient réciproques, mais il concède ne pas avoir jamais touché sa compagne lorsqu’elle était enceinte.
La plaignante, de son côté, déclare que la dispute a éclaté parce que le prévenu voulait savoir où elle se trouvait. Elle affirme qu’ils ne vivent plus ensemble depuis trois semaines et qu’il l’a menacée et disputée devant leur fille.
Une relation toxique
Selon l’avocate de la partie civile, l’enfant de deux ans est également victime de cette relation toxique. Le prévenu est aveuglé par sa jalousie, et même lorsque sa fille pleure dans les bras de sa mère, il ne se contrôle pas.
Le procureur de la République souligne les épisodes répétés de violence des deux côtés du couple. Il condamne le piège tendu par le prévenu qui a inventé un faux accident de voiture pour attirer sa compagne. Il demande une peine de 8 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans.
Des hauts et des bas
L’avocate de la défense considère cette affaire comme une relation inadaptée marquée par des violences récurrentes des deux côtés. Elle explique que le prévenu a perdu le contrôle lorsque sa compagne ne répondait pas. Sa principale préoccupation était de savoir s’il pourrait continuer à voir sa fille.
Finalement, le père de famille est condamné à 5 mois de prison avec sursis probatoire.
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