Le jeudi 2 avril 2026, dans l’Oise, la réunion du Conseil social d’administration départemental (CSAD), attendue pour examiner la future carte scolaire de la rentrée 2026, a été reportée au 9 avril. En toile de fond, un boycott syndical dénonçant une vague de fermetures de classes. Une liste provisoire, révélée par le FSU-SNUipp de l’Oise, circule désormais et met la pression sur l’Éducation nationale avant l’arbitrage final au CDEN.

Une carte scolaire sous tension avant les arbitrages d’avril
Selon les éléments communiqués par le FSU-SNUipp de l’Oise, le projet de carte scolaire mentionne 14 ouvertures pour 80 fermetures envisagées dans le département. Le syndicat insiste : « rien n’est acté » à ce stade, et appelle à une mobilisation des enseignants, parents d’élèves et élus.
Le calendrier institutionnel est désormais clair :
- CSAD reporté au 9 avril 2026 à 14 heures ;
- puis réunion du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) le lendemain, instance qui doit acter la carte scolaire pour septembre 2026.
Un département entier concerné, des villes aux regroupements pédagogiques
La liste provisoire couvre une grande diversité de situations : écoles de centres urbains (comme Beauvais, Compiègne, Creil, Noyon) mais aussi de nombreux RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux) en zones rurales, où la fermeture d’une classe peut rapidement fragiliser l’offre scolaire locale.
Parmi les communes citées dans les fermetures envisagées, figurent notamment Beauvais, Chantilly, Compiègne, Crépy-en-Valois, Nogent-sur-Oise, Pont-Sainte-Maxence, Noyon, Pierrefonds, ainsi qu’une longue série de territoires en RPI (ex. Canny-sur-Matz, Roye-sur-Matz, Boulogne-la-Grasse, Conchy-les-Pots, etc.).
Côté ouvertures, des créations sont proposées par exemple à Andeville, Créil, Lacroix-Saint-Ouen, Monchy-Saint-Éloi, Pont-Sainte-Maxence, Ribécourt-Dreslincourt, Tricot, Villers-Saint-Paul.
Un bras de fer syndical qui pèse sur la méthode
Le report de la réunion du CSAD est directement lié au boycott des syndicats enseignants, dans un contexte où la balance entre fermetures et ouvertures apparaît, à ce stade, très défavorable. Pour les organisations syndicales, la question n’est pas seulement comptable : elle touche aux effectifs par classe, aux conditions d’apprentissage, et à l’égalité d’accès à l’école sur tout le territoire, notamment dans les communes rurales.
Ce qui va se jouer au CDEN
Même si la liste est présentée comme provisoire, l’enjeu des prochains jours est majeur : le CDEN doit trancher, école par école, ce qui relèvera :
- d’une fermeture effective,
- d’une ouverture confirmée,
- ou d’un maintien en l’état, notamment pour les “situations à suivre” (13 cas cités dans le document).
D’ici là, les discussions et mobilisations locales pourraient peser sur les arbitrages, alors que chaque fermeture annoncée réactive, dans de nombreuses communes, la crainte d’un désengagement durable des services publics.
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