En 2025, les automobilistes de Picardie et des Hauts-de-France verront le coût de leur carte grise augmenter de manière significative. La région, confrontée à des contraintes budgétaires importantes, a choisi de revoir le montant du cheval fiscal à la hausse. Une décision qui suscite des réactions variées.

Un cheval fiscal à 42 euros dès 2025
La commission des finances du conseil régional des Hauts-de-France a tranché : le tarif du cheval fiscal, utilisé pour calculer la taxe sur les cartes grises, passera de 36,20 euros à 42 euros à partir de 2025. Cet ajustement, validé lors des discussions budgétaires, vise à compenser une diminution des recettes régionales attendue dans les années à venir. Cette décision impactera directement les propriétaires de véhicules, particulièrement ceux optant pour l’achat d’un véhicule thermique encore majoritaire dans le parc automobile.
Une mesure motivée par des pressions budgétaires
Selon Jean-Pierre Bataille, vice-président en charge des finances au conseil régional, cette augmentation est une nécessité pour répondre à une baisse des dotations provenant de l’État et une réduction des recettes liées à la TVA. “Nous allons perdre entre 110 et 147 millions d’euros de recettes, mais malgré cette hausse, nous resterons la région à la fiscalité la plus basse“, défend-il.
La carte grise représente une source de financement importante pour la région, générant près de 150 millions d’euros en 2024. Grâce à cette révision tarifaire, la région espère engranger 36,8 millions d’euros supplémentaires en 2025. Ces fonds seront essentiels pour pallier les baisses de revenus et maintenir les investissements régionaux à flot.
Réactions contrastées face à cette hausse
Si les élus du conseil régional partagent l’objectif d’équilibrer les finances publiques, certains ont exprimé leurs doutes quant à l’impact social de la mesure. Les automobilistes d’ores et déjà soumis à l’inflation et à la transition énergétique pourraient percevoir cette hausse comme une charge supplémentaire dans un contexte économique tendu.
Cependant, le conseil souligne que les Hauts-de-France resteront malgré tout compétitifs par rapport aux autres régions françaises sur le plan fiscal. Cette décision marque un équilibre entre la préservation des finances régionales et un effort modéré demandé aux habitants.
Vers une refonte des contributions liées à la mobilité ?
Cette annonce relance le débat sur les taxes automobiles dans un contexte de transition écologique et de fiscalité carbone. Alors que de nombreuses régions s’interrogent sur l’avenir de la taxation des véhicules thermiques, les Hauts-de-France, tout en augmentant leur cheval fiscal, affirment leur volonté de rester attractives pour les ménages et les entreprises.
Dans les prochains mois, les automobilistes de la région devront donc, en plus de suivre les évolutions du marché automobile, réfléchir à la manière dont ces réformes fiscales s’intégreront dans leurs choix de véhicule.
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