Il était une fois une jeune femme appelée Cybile, âgée de 10 ans en 2007. Pendant quatre longues années, elle a vécu un véritable enfer, victime de viols répétés. Son beau-père, compagnon de sa mère, l’a abusée à maintes reprises. Mais aujourd’hui, justice est faite : la Cour d’assises de la Somme a condamné cet homme à 12 ans de prison ferme. Cybile, quant à elle, a décidé de briser le silence et de témoigner, dans l’espoir de libérer la parole de toutes les victimes.
Un cauchemar qui dure quatre ans
Le calvaire de Cybile a commencé lorsqu’elle avait 10 ans. Son beau-père a abusé d’elle pendant quatre longues années. “Dès que je rentrais de l’école, il m’attendait”, raconte-t-elle courageusement. Les viols ont eu lieu dans son lit, dans la chambre de son agresseur, ou même sous la douche. Elle se souvient également d’avoir été violée sur la table de travail de son beau-père, le jour de l’anniversaire de sa mère. “Il m’a dit que si je voulais acheter un cadeau pour ma maman, il fallait ‘le payer'”, relate-t-elle avec émotion.
Briser le silence pour libérer les victimes
En 2018, Cybile a décidé de prendre la parole et de déposer plainte contre son ancien beau-père. Elle souhaite ainsi ouvrir la voie à la libération de la parole des victimes de viols et d’incestes. “Il y a tellement de viols, et malheureusement la justice est souvent lente. Nous devons mettre un terme à cela, car on ne peut pas imaginer à quel point cela nous détruit de l’intérieur. C’est comme un meurtre de l’intérieur”, exprime-t-elle avec détermination.

Un combat pour la libération des victimes
Cybile est en permanence tourmentée par un sentiment de culpabilité, mais elle essaie de l’affronter chaque jour. “J’étais prisonnière de ma souffrance. Dans ces situations, nous sommes seulement écoutées, sans pouvoir réagir. Nous sommes impuissantes”, confie-t-elle. Son ancien beau-père, âgé de 56 ans, a finalement reconnu les accusations de chantage et de relations forcées portées contre lui.
C’est sa volonté de libérer la parole des victimes qui lui a donné la force de continuer ce combat. “Même si cela ne se voit pas, je pleure pendant le procès et j’ai des cernes de trois kilomètres. Mais je veux vraiment aider les autres et je me concentre sur cet objectif”, affirme-t-elle. Elle conclut en disant : “Je ne fais pas cela pour moi, je le fais pour les autres. Si je le faisais pour moi, je m’effondrerais”. La Cour d’assises de la Somme a condamné son ancien beau-père à 12 ans de prison ferme avec mandat de dépôt le mercredi soir.
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