Creil – Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 janvier 2025, un acte de vandalisme a frappé de plein fouet la société Dhinaut Fils, spécialisée dans le transport sanitaire dans l’Oise. Plusieurs pièces automobiles ont été méthodiquement démontées sur deux ambulances affectées au Samu 60, provoquant l’immobilisation des véhicules et des impacts majeurs sur l’activité de l’entreprise.

Des ambulances ciblées en pleine nuit
Il est environ 3 h 20 du matin lorsque deux individus s’introduisent sur le parking de l’entreprise situé rue de la Source, à Creil. Profitant de la tranquillité nocturne, les malfaiteurs démontent de précieuses pièces mécaniques sur deux Renault Trafic récents. Ces véhicules, pièces maîtresses de la flotte opérationnelle 24h/24 et 7j/7, se retrouvent totalement inutilisables après le saccage.
Le gérant de l’entreprise, Stéphane Dhinaut, ne cache pas son amertume : « Ils ont pris beaucoup de carrosserie, les véhicules sont méconnaissables. Cela va nous coûter au moins quatre mois de perte d’exploitation ». Un préjudice colossal qui impacte non seulement le fonctionnement de la société, mais aussi le Samu 60, qui comptait sur ces ambulances pour assurer ses 10 000 transports annuels.
Des conséquences graves pour les patients et les services d’urgence
En immobilisant deux véhicules indispensables aux interventions d’urgence, ce vol de pièces détachées a mis à mal les capacités de transport de patients dans une région où chaque minute compte. « Aujourd’hui, nous avons dû annuler plusieurs transports », déplore Stéphane Dhinaut. En l’absence des véhicules concernés, la continuité des opérations est compromise, mettant en péril la prise en charge de personnes nécessitant des soins médicaux immédiats.
Le directeur pointe également l’incompréhension des patients face à cette situation inattendue : « Il nous faut expliquer que ces interruptions ne sont pas de notre fait, ce qui est moralement difficile ».
Une enquête en cours avec des indices prometteurs
Heureusement, les caméras de surveillance présentes sur le site ont enregistré les faits. Le gérant assure que la qualité des images est suffisante pour identifier les suspects. « Mon voisin a une caméra de bonne qualité, et nous avons également notre propre réseau de vidéosurveillance », précise-t-il. Ces preuves seront bientôt transmises aux forces de l’ordre pour accélérer l’enquête menée par le commissariat de Creil.
Dans un geste inhabituel mais de plus en plus courant chez les commerçants victimes de tels délits, l’entreprise envisage de diffuser les images des malfaiteurs sur les réseaux sociaux pour sensibiliser la population et prévenir de futurs incidents.
Une plainte pour marquer un coup d’arrêt
Face à cet affront, Stéphane Dhinaut demande aux pouvoirs publics d’agir avec fermeté : « Il ne s’agit pas simplement de pièces mécaniques, mais bien d’une atteinte aux secours à la personne. C’est gravissime à tous les niveaux. » La société espère qu’une réponse exemplaire sera donnée pour dissuader toute récidive et rehausser la sécurité autour des véhicules affectés à des missions critiques.
Le phénomène de vol de pièces détachées n’est pas isolé et semble répondre à des demandes croissantes sur le marché parallèle des pièces d’occasion. Pour autant, les impacts de ces actes dépassent largement le cadre des biens matériels, comme le souligne Stéphane Dhinaut : « Les auteurs doivent comprendre qu’ils portent atteinte à des vies et compromettent l’urgence médicale. »
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