Oise et Aisne en alerte, chaleur persistante et végétation desséchée : ce lundi 6 juillet 2026, Météo-France place les deux départements en vigilance orange pour un risque « élevé » de feux de forêts. Dans le même temps, les sapeurs-pompiers de l’Oise (SDIS 60) et la préfecture multiplient les messages de prévention, alors que plusieurs incendies marquants sont déjà signalés dans le sud, notamment dans les Pyrénées-Orientales et la Drôme.

Une carte qui s’étend : 41 départements concernés
Dans son bulletin « météo des forêts » publié dimanche soir, Météo-France classe 41 départements en orange. Plus au sud, sept départements basculent même en rouge, signe d’un danger maximal, sur fond de premiers feux d’ampleur de la saison estivale.
En Picardie, la situation n’est pas uniforme : la Somme reste classée verte, tandis que l’Oise et l’Aisne passent au niveau supérieur.
« Un mégot peut suffire » : l’avertissement du SDIS 60
Sur les réseaux sociaux, le SDIS de l’Oise — en lien avec le préfet de l’Oise — insiste sur la rapidité avec laquelle un départ de feu peut se transformer en incendie, citant plusieurs causes fréquentes : mégot jeté au sol, barbecue mal maîtrisé, travaux générant des étincelles, ou encore engin agricole.
Les pompiers rappellent un chiffre clé : 9 feux sur 10 sont d’origine humaine. Une statistique qui replace la prévention au centre du dispositif, au-delà des seules conditions météo.
Interdictions près des zones sensibles : le rappel de la préfecture
Face au risque d’incendie d’espaces naturels, la préfecture de l’Oise rappelle que les feux de plein air sont interdits dans un périmètre de 200 mètres autour des bois, forêts, friches, cultures, prairies, terrains agricoles et espaces naturels protégés.
Les consignes en cas de départ de feu
Les autorités appellent à limiter tout comportement à risque et à adopter des réflexes simples. En cas de fumée ou de flamme :
- contacter immédiatement les secours au 18 ou au 112 ;
- préciser le lieu le plus exactement possible.
Un contexte météo aggravant : sécheresse et nouvelles fortes chaleurs
La montée du risque s’inscrit dans un contexte déjà tendu : un printemps peu arrosé, suivi de deux vagues de canicule et d’un nouvel épisode de fortes chaleurs attendu sur la France. Un cocktail qui assèche les sols et rend la végétation plus inflammable, y compris dans des départements traditionnellement moins exposés.
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