Une matinée paisible a viré au cauchemar à Roye-sur-Matz, village de l’Oise, ce samedi 13 septembre 2025. Un homme d’une trentaine d’années, armé d’un tournevis et manifestement en détresse psychologique, a suscité la stupeur des habitants. Retour sur cet incident troublant.

Une effraction qui sème la terreur
La rue d’Enfer, à Roye-sur-Matz, un village tranquille de 450 âmes, a été le théâtre d’une scène inhabituelle et angoissante au petit matin. Un individu, non identifié au départ, s’est introduit en passant par la fenêtre d’un logement en location. Sur place, il s’est saisi d’un tournevis délaissé sur une table, transformant l’outil du quotidien en une arme potentiellement dangereuse.
L’homme, décrit comme pieds nus et visiblement désorienté, s’est alors dirigé vers plusieurs maisons du voisinage, tambourinant aux portes et hurlant des propos incohérents. Parmi les témoignages glaçants, une femme âgée affolée affirmait : « Appelez la police, on veut me tuer ! », selon les dires du maire de la commune, François Fillon (sans lien avec l’ancien Premier ministre).
Des habitants terrifiés, des gendarmes sur le qui-vive
Face à cet événement exceptionnel, de nombreux habitants n’ont eu d’autre choix que de se barricader chez eux en attendant l’arrivée des secours. L’homme aurait parcouru les rues de l’Image et d’Enfer en direction du château des Granges, son comportement oscillant entre des gestes confus et une certaine agressivité.
Alertée rapidement, la gendarmerie est intervenue pour interpeller l’individu. Une opération qui n’a pas été de tout repos : “Il était menaçant et nous a opposé une forte résistance”, explique une source dans les rangs des forces de l’ordre. Pour maîtriser le trentenaire, les militaires ont dû recourir à un pistolet à impulsion électrique, une méthode qui, fort heureusement, a permis de neutraliser sans blesser.
Une prise en charge sous contrainte
Dès son interpellation, il est apparu évident que l’homme était en détresse psychiatrique. Originaire de Beuvraignes, dans la Somme, où il vivait chez sa mère, il a depuis été admis en soins psychiatriques sans consentement, sur décision du maire. François Fillon a ainsi assuré que cette mesure préservait la sécurité de ses administrés : “Notre priorité, c’était d’agir au plus vite avant que cette crise n’échappe à tout contrôle.”
Une communauté sous le choc mais indemne
Si aucun blessé n’est heureusement à déplorer, cet épisode a profondément marqué les habitants de Roye-sur-Matz. Beaucoup ont vécu une peur viscérale que le maire reconnaît être difficile à apaiser : “Un tel comportement, aussi imprévisible, fait courir beaucoup de risques. On ne sait jamais jusqu’où cela peut aller.”
L’affaire met en lumière à nouveau l’importance de la prise en charge des troubles psychologiques et soulève des questions sur la manière d’intervenir face à des individus en crise dans des zones rurales, où la solidarité entre voisins reste souvent la première barrière face à la menace.
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