En plein cœur de l’Aisne, l’emblématique usine Godin de Guise traverse une période complexe avec l’instauration d’un chômage partiel pour ses employés, alimentant ainsi les craintes d’une possible cessation d’activité. Décryptage de cette situation délicate.

Un climat d’incertitude pour les travailleurs
Guise, ville empreinte de l’histoire industrielle française, est aujourd’hui le théâtre d’un certain malaise économique. Au sein de l’usine Godin, connue pour son héritage en matière de fabrication de poêles et autres équipements de chauffage, les machines tournent moins et le silence s’installe progressivement.
Depuis plusieurs semaines, un modèle de travail ajusté a été mis en place, réduisant considérablement la présence des salariés à trois jours hebdomadaires. Un ralentissement qui, malgré la discrétion de la direction n’a pas échappé à l’œil vigilant de la communauté.
Les rumeurs face à la réalité
Des bruits de couloir contredits par les autorités locales
La rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre parmi les habitants de cette commune de l’Aisne : l’usine Godin serait-elle en péril ? Une question brûlante à laquelle Hugues Cochet, maire de Guise, s’est empressé de répondre. Après échange avec Éric Vignon, directeur du site, le message se veut rassurant : pas de fermeture à l’horizon.
La version des syndicats
Au sein même de l’entreprise, les représentants syndicaux s’accordent sur ce point : il n’est pas question d’une cessation définitive des activités. Cependant, l’adoption du chômage partiel n’est pas un mirage mais bien une réalité due, selon eux, à une diminution tangible des commandes.
La crise n’est pas nouvelle
Les travailleurs de Godin ne sont pas étrangers à cette situation précaire. Déjà en 2022, une grande partie d’entre eux avaient vu leurs heures de travail amputées, faisant écho à un problème survenu à la fonderie de Liévin, qui alimente normalement l’usine en pièces détachées.
Quel avenir pour l’usine de chauffage ?
L’industrie guisienne fait face à une énigme, tiraillée entre un carnet de commandes qui peine à se regarnir et les affirmations des autorités qui s’évertuent à maintenir l’espoir d’une activité pérenne. L’histoire et le savoir-faire semblent pour l’instant épargnés, mais le climat reste à la vigilance.
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