Le Meux, petite commune de l’Oise, est sous tension depuis le lancement des travaux en février 2025. Les automobilistes, pris dans une interminable file d’attente devant un feu de chantier, tentent tant bien que mal de s’adapter. 3 minutes et 16 secondes : c’est précisément le temps d’attente imposé par le système de circulation alternée sur la départementale RD13. En jeu ? Le renouvellement de la canalisation d’eau potable. Le point sur une situation qui, malgré tout, semble loin d’être une exception dans le paysage des travaux publics.

Trois minutes interminables : une patience mise à rude épreuve
Depuis l’instauration de la circulation alternée au mois de février, le quotidien des habitants du Meux et des environs, comme Rivecourt ou Lacroix-Saint-Ouen, s’est transformé. Certains mettent leur réveil plus tôt pour contourner un embouteillage qui s’étire chaque matin sur la rue de Rivecourt, tandis que d’autres tentent de meubler le temps dans leur voiture : musique, smartphone ou simplement… la patience.
Mais dans cette file qui n’en finit pas, un autre phénomène se fait jour : des automobilistes excédés choisissent de s’engager avant la fin du décompte du feu tricolore, au mépris des règles élémentaires de prudence. Ce comportement, qui multiplie les risques de face-à-face, en dit long sur l’impatience des conducteurs. « On pourrait facilement gagner une minute », justifie l’un d’entre eux, souvent bloqué à cette intersection particulièrement fréquentée.
Des travaux orchestrés par l’agglomération de Compiègne
Ces travaux, essentiels pour garantir le renouvellement des infrastructures de distribution d’eau, sont supervisés par les services de l’Agglomération de la région de Compiègne. Interrogée à ce sujet, Évelyne Le Chapellier, maire du Meux, rappelle que ce chantier municipal n’impacte pas le carrefour principal de la commune ni le passage à niveau. Elle précise néanmoins que « d’autres projets de voirie sont prévus pour l’été prochain afin de limiter la gêne en période scolaire ».
À ce stade, les automobilistes devront prendre leur mal en patience : la fin des travaux est prévue pour le 2 mai 2025. Les élus, eux, insistent sur l’importance des travaux pour moderniser les canalisations datant de plusieurs décennies.
Le prix du progrès : vers une amélioration durable
Si les conducteurs subissent aujourd’hui les désagréments de ce feu temporaire au Meux, la perspective d’un réseau d’eau potable modernisé semble justifier ces semaines de tension. Cependant, cette situation interroge sur la gestion des travaux en périurbain, où les axes principaux deviennent vite des goulets d’étranglement.
En attendant, les habitants prennent leur mal en patience et rêvent d’un retour à une circulation fluide. D’ici le mois de mai, les 3 minutes et 16 secondes d’arrêt resteront le prix à payer pour un avenir plus moderne.
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