Il répond aux accusations d’agression contre des officiers de police et fait une confession bouleversante, en disant qu’il ne reconnait pas ses actions. Le fait se déroule à Noyon, où Christophe Desvaux, 59 ans, est jugé pour ses actions violentes en état d’ivresse.

L’incident à la brigade de Noyon
Aux premières heures du samedi 17 février, les gendarmes de Noyon sont appelés sur les lieux pour maîtriser un individu visiblement en état d’ébriété. Christophe Desvaux se montrera particulièrement agressif, menaçant même les gendarmes d’agression physique. “Je vais te défoncer,” aurait-il crié à un gendarme qui l’aidait à retirer ses chaussures avant son placement en cellule de dégrisement.
Durant l’acte, Desvaux a serré violemment le bras de l’officier, forçant l’un de ses collègues à intervenir, ce qui a résulté en une blessure à l’épaule pour ce dernier.
“Je n’ai aucun souvenir de l’épisode”
S’adressant au tribunal, Desvaux confesse qu’il ne se souvient pas du tout de l’incident, ajoutant qu’il est possible qu’il souffre de problèmes neurologiques. “On m’a montré une vidéo,” dit Desvaux, “Je ne suis pas allé au bout, c’est impossible, ça ne peut pas être moi.” La vidéo en question serait un enregistrement de ses actions menaçantes et violentes à la brigade de Noyon.
S’excuser et chercher de l’aide
Desvaux a fait des excuses aux gendarmes et a entamé un traitement médical contre l’alcool en 2023. Il a également consulté une psychologue recommandée par son médecin. Malgré sa situation financière, il a maintenu ses rendez-vous et a fait un effort pour gérer son problème.
Le verdict
Devant le tribunal, le procureur exprime son appréciation pour la maîtrise de soi admirable des gendarmes lors de l’incident. En l’absence d’antécédents, le tribunal décide de condamner Desvaux à dix mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, ainsi qu’à une amende de 800 euros pour faute délictuelle. Le prévenu devra également assister à des séances de thérapie psychologique et de traitement de l’alcoolisme.
Le point de vue de la défense
Maître Sabine Thoma-Brunière, qui défend Desvaux, dit que son client est simplement confus et tente de comprendre les événements dont il n’a aucun souvenir. Elle met en avant la réputation de Desvaux en tant qu’ancien sportif de haut niveau en natation et souligne que Desvaux a présenté ses excuses dès qu’il en a eu l’occasion.
Suite à donner
La question des intérêts civils et de l’éventuelle expertise médicale a été reportée au 12 septembre à 14h.
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