Les éleveurs de Picardie sont en alerte. Alors que la Normandie est sévèrement touchée par la fièvre catarrhale ovine (FCO), la vigilance s’intensifie pour contenir l’expansion de cette maladie virale aux lourdes conséquences pour les cheptels.

Une propagation fulgurante dans l’Ouest
En une semaine seulement, le département de la Manche est passé de 25 à plus de 250 cas cliniques de FCO-3. Le Calvados, quant à lui, montre une progression similaire, avec un décalage d’environ une semaine. Les zones concernées font état de symptômes graves dans les élevages non vaccinés : fièvre élevée, boiteries, croûtes sur le mufle et la mamelle, ainsi qu’un refus d’alimentation. Chez les troupeaux vaccinés, les signes sont plus subtils mais non moins préoccupants, notamment une baisse de production et une forte fièvre.
Une menace qui gagne du terrain
Si la Picardie est pour l’instant moins touchée, plusieurs foyers de FCO-3 ont déjà été signalés dans la région. Les récentes observations en Normandie montrent à quel point la propagation de la maladie peut s’accélérer. La vaccination demeure le seul rempart efficace pour limiter l’impact clinique et sécuriser les exploitations.
Pourquoi vacciner ?
Il est encore possible, pour les éleveurs, d’agir pour prévenir une dégradation dramatique de la situation. Une campagne de vaccination rigoureuse présente de nombreux avantages :
- Réduction des symptômes graves, préservant ainsi la santé des animaux.
- Maintien des performances du troupeau, essentiel pour assurer la production laitière ou de viande.
- Facilitation des échanges commerciaux sécurisés grâce à un cheptel immunisé.
Comprendre la fièvre catarrhale ovine
La FCO, communément appelée maladie de la langue bleue, est une maladie vectorielle transmise par des moucherons du genre Culicoides. Celle-ci affecte principalement les ovins, mais peut également toucher les bovins et autres animaux ruminants. Les symptômes varient selon les espèces, mais les conséquences économiques peuvent être dévastatrices : baisse de production, perte de bêtes et restrictions sanitaires sur le commerce d’animaux.
Une mobilisation essentielle sur le terrain
Les vétérinaires et éleveurs sont appelés à unir leurs efforts pour surveiller attentivement l’évolution de la maladie. Une détection rapide, combinée à une vaccination ciblée, pourrait endiguer la propagation. Selon les experts, la surveillance épidémiologique est primordiale pour maîtriser une situation potentiellement explosive.
Éleveur picard, ne négligez pas les appels à la vigilance : il est encore temps d’agir. La vaccination n’est pas seulement un outil préventif, c’est une assurance pour protéger vos animaux et votre activité économique.
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