L’affaire du meurtre tragique de Mathéo, survenue à Amiens en 2020, refait surface. Lundi 27 janvier 2025, un dispositif exceptionnel de forces de l’ordre a été déployé au tribunal de Beauvais pour assurer la sécurité du procès en appel. Retour sur un drame qui continue de secouer la région.

Un climat tendu autour du procès en appel
Les forces de l’ordre ont pris position dans et autour du tribunal de Beauvais en ce lundi de janvier. La raison de cette mobilisation exceptionnelle ? Le procès en appel dans l’affaire du meurtre de Mathéo, un jeune homme de 19 ans originaire d’Amiens, assassiné brutalement en 2020.
Les autorités craignent des tensions pouvant dégénérer, justifiant ainsi cet impressionnant déploiement de CRS. Ce procès, très suivi par l’opinion publique locale, suscite une forte émotion, et le tribunal reste sous haute surveillance le temps des audiences, prévues jusqu’au 7 février 2025.
Une affaire marquée par le drame et la vengeance
Le meurtre de Mathéo remonte à une nuit tragique de 2020. Le jeune homme, alors passager d’un véhicule immatriculé “75” (Paris), croisait sur son chemin une bande d’individus d’Amiens Nord cherchant à en découdre avec des Parisiens. Cette confrontation, sur fond de règlement de comptes, a conduit à un acte d’une violence inqualifiable : Mathéo a été poignardé, perdant la vie à seulement 19 ans.
Après des mois d’investigations et de débats houleux, le principal accusé, Aresky R., a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en février 2024. Ce dernier était jugé comme l’auteur direct de l’agression fatale. Cependant, l’affaire ne s’arrête pas là.
L’appel d’un verdict controversé
Lors du premier procès, les avocats généraux ont requis que les sept autres accusés, présents cette nuit-là, soient condamnés pour meurtre au titre de la “coaction”. Ces derniers avaient été acquittés, un verdict qui a suscité l’incompréhension et la colère de nombreuses parties. Le parquet a rapidement annoncé son intention d’interjeter appel, relançant ainsi ce dossier complexe devant la justice.
Ce procès en appel revêt une importance capitale pour les familles des victimes et pour la justice. Les magistrats devront à nouveau examiner les responsabilités des huit accusés, dans un climat parfois électrique, comme en témoigne la mobilisation des CRS.
Un procès sous haute tension jusqu’au 7 février
Pendant deux semaines, les audiences se succéderont à Beauvais, rassemblant familles, journalistes, et avocats, tous spectateurs d’un procès chargé en émotion et en symboles. Ce nouveau chapitre judiciaire sera décisif pour déterminer si les accusations portées contre les accusés seront confirmées ou requalifiées.
Les habitants d’Amiens et de la région suivront attentivement cette affaire, symbole des dérives fatales d’une violence de groupe. Dans cette atmosphère pesante, la sécurité autour du tribunal reste une priorité pour éviter tout débordement.
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