Dix-huit ans après Mesrine, Compiègne redevient le théâtre des ambitions cinématographiques de Jean-François Richet et Vincent Cassel. Voyage dans les coulisses d’un tournage qui réinvente l’histoire du légendaire bossu de Notre-Dame.

La Cité impériale de Compiègne, dans l’Oise, retrouve des allures de plateau de cinéma. Tout comme elle l’avait été en 2005 pour le diptyque culte Mesrine, réalisé par Jean-François Richet et porté par un Vincent Cassel magistral dans le rôle du gangster, la ville revit aujourd’hui au rythme des caméras et des équipes de tournage. Dix-huit ans après, les deux artistes collaborent à nouveau, cette fois pour un projet audacieux et inédit : le film Quasimodo, une production signée notamment Netflix, inspirée de l’univers du célèbre roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, mais avec une étonnante relecture historique.
Retour aux Grande Écuries pour un Paris du XIXe siècle
Depuis une dizaine de jours, l’équipe de production a investi les Grande Écuries du Roy, ancien haras royal, pour recréer des intérieurs glorifiant les architectures et le quotidien du Paris de 1830. Le choix de Compiègne, lieu chargé d’histoire, n’est pas anodin : sa richesse patrimoniale et son atmosphère singulière confèrent aux scènes tournées un cachet unique.
Le film “Quasimodo” plonge dans l’imaginaire de celui qui aurait peut-être inspiré le personnage iconique de Quasimodo. Entre révolte sociale, amour impossible et l’ombre d’une épidémie de choléra ravageant la capitale, l’intrigue se noue à la veille de la révolution de Juillet. Jean-François Richet promet ici un récit à la fois épique et intime, revisitant des thématiques hugoliennes intemporelles.
Des rues de Compiègne transformées en décor grandeur nature
Le cœur historique de Compiègne ne se contente pas d’être une toile de fond. Plusieurs tournages en extérieur transforment les rues de la ville en scènes vivantes du Paris du XIXe siècle. Afin de permettre des prises de vues spectaculaires, des restrictions de circulation et de stationnement sont mises en place à partir du 20 octobre, jusqu’au 23 octobre, dans plusieurs quartiers :
- Lundi 20 octobre : De minuit à 23h30, neutralisation de la rue du Dahomey et de la rue Henri de Seroux.
- Mardi 21 octobre : De 5h à 16h, puis, le 22 octobre, de 16h à 6h, fermeture temporaire de la rue d’Ulm, de la rue Othenin (à hauteur du numéro 3) et de la rue du Jeu de Paume.
- Jeudi 23 octobre : De 13h à 5h le lendemain, la rue de la Procession sera également inaccessible.
Un duo emblématique pour un projet ambitieux
Le retour de Vincent Cassel dans la peau d’un personnage complexe au cœur d’une reconstitution historique et sociale renforce les attentes autour de ce projet. Quant à Jean-François Richet, son talent reconnu pour donner vie à des récits empreints de réalisme et d’humanité devrait sublimer un univers déjà riche en textures. Aux côtés d’une équipe de production d’envergure et des moyens techniques de Netflix, Quasimodo s’annonce comme un film d’époque ambitieux, mêlant tragédie, passion et enjeux sociaux.
Compiègne, un lieu essentiel pour le cinéma français
Compiègne confirme ici son attrait cinématographique, après avoir accueilli de nombreux tournages grâce à son patrimoine exceptionnel et à ses infrastructures historiques. Les Grande Écuries, en particulier, s’imposent désormais comme un lieu idéal pour des réalisateurs à la recherche d’authenticité. Avec Quasimodo, la ville renforce son rôle dans le paysage cinématographique national et international, offrant à la fois un cadre majestueux et une plongée dans l’Histoire.
Alors que les caméras continuent de rouler, les habitants de Compiègne se retrouvent, une fois encore, témoins d’une œuvre qui promet de faire date. Rendez-vous dans quelques mois pour découvrir le résultat sur Netflix et replonger dans les ruelles animées et tourmentées du Paris de 1830.
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