Fin 2025, au Plessis-Belleville (Oise), une enquête menée pendant des mois bascule en quelques semaines : une première arrestation le 4 novembre, une cavale de quinze jours, puis une interpellation décisive le 28 novembre 2025. À la clé, deux incarcérations, une complice présumée placée sous contrôle judiciaire, et des saisies qui éclairent l’économie d’un trafic de proximité.

Une enquête de terrain dans le sud de l’Oise
Les investigations, conduites conjointement par la brigade territoriale autonome de Nanteuil-le-Haudouin et la brigade de recherches de Senlis, visaient un trafic installé « à bas bruit » depuis l’été 2025. Selon les éléments de procédure, le réseau combinait des ventes à domicile et un point de deal fixe, une organisation typique des circuits locaux qui cherchent à limiter les déplacements et à fidéliser une clientèle.
Le 4 novembre, premier coup de filet… et un suspect qui s’échappe
Le 4 novembre 2025, les gendarmes déclenchent une opération judiciaire après avoir recueilli des renseignements ciblant deux individus décrits comme déjà connus de la justice (notamment pour des faits routiers).
Bilan immédiat : un premier suspect est interpellé, et plusieurs consommateurs sont entendus. Mais le second mis en cause parvient à se soustraire à l’intervention. Pour les enquêteurs, l’affaire change alors de rythme : il ne s’agit plus seulement de documenter un trafic, mais de retrouver un homme en fuite.
Quinze jours de cavale, surveillances et recoupements
Pendant environ deux semaines, les militaires déploient des moyens de recherche renforcés. Les vérifications les conduisent à surveiller plusieurs lieux susceptibles de servir de planque, dans l’Oise mais aussi hors des Hauts-de-France, signe que l’entourage ou les habitudes du suspect pouvaient l’amener à changer rapidement de zone.
La cavale prend fin le 28 novembre 2025 : l’homme est localisé dans l’Oise, au domicile d’une connaissance. Cette dernière est également interpellée, suspectée d’avoir hébergé sciemment le fuyard et poursuivie comme complice présumée de trafic de stupéfiants.
Ce que révèlent les perquisitions : drogue, cash et objets de valeur
Les perquisitions réalisées dans la foulée viennent étayer la thèse d’un trafic structuré. Les gendarmes saisissent notamment :
- plus de 200 g de résine de cannabis
- quelques grammes de cocaïne
- une vingtaine de munitions
- plus de 6 000 euros en argent liquide
- des produits de luxe
- deux véhicules soupçonnés d’avoir servi aux livraisons
Un inventaire qui, aux yeux des enquêteurs, illustre à la fois la rentabilité du trafic et ses risques collatéraux, notamment lorsque des munitions apparaissent dans le dossier.
Deux hommes incarcérés, un procès annoncé à Senlis
À l’issue des gardes à vue, les deux hommes présentés comme au cœur du dispositif sont placés en détention provisoire. La femme interpellée est, elle, placée sous contrôle judiciaire.
Les trois mis en cause doivent être jugés devant le tribunal judiciaire de Senlis en janvier 2026. D’ici là, ils demeurent présumés innocents.
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