daim verberie

Un don inattendu : Crépy-en-Valois envoie 3 daims pour sauver la mascotte de Verberie

Au parc du château d’Aramont, à Verberie (Oise), l’enclos avait perdu son âme depuis la mort, en novembre 2025, de la dernière daine. Mais depuis le lundi 9 février 2026, trois nouveaux daims — un mâle et deux femelles — ont rejoint le site, grâce à un don de la mairie de Crépy-en-Valois. Un retour très attendu par des habitants pour qui ces animaux sont devenus, au fil des années, un repère presque affectif.

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Un parc « orphelin » depuis novembre

À Verberie, la disparition de la dernière femelle, morte « de vieillesse », a laissé un vide inhabituel dans ce lieu de promenade. Une habitante, venue de Compiègne, raconte avoir fait de la visite aux daims un rituel familial : pique-nique, balade, puis passage devant l’enclos.

Cette relation au quotidien explique l’émotion collective ressentie à l’échelle du village : les daims ne sont pas un simple décor, mais un élément de l’identité locale.

Crépy-en-Valois cède trois animaux du parc de Géresme

La solution est venue de Crépy-en-Valois, où le parc de Géresme abrite aussi des daims. Là-bas, la situation était inverse : les animaux étaient devenus trop nombreux, source de tensions et de bagarres, notamment pendant le rut.

Résultat : la commune a donné trois spécimens à Verberie, une opération encadrée par une réglementation stricte. Le transport a été réalisé sous anesthésie, et la commune de Verberie a pris en charge les frais, y compris le suivi vétérinaire.

Un transfert sous haute surveillance

Selon Laurent Bommelaerpremier adjoint au maire de Verberie, l’arrivée du mâle a suscité quelques inquiétudes : plus nerveux, il a nécessité davantage de tranquillisants et a mis du temps à reprendre ses esprits. Les équipes sont restées sur place jusqu’à tard pour surveiller son réveil, avant que le vétérinaire ne confirme l’absence de complication.

Dès le lendemain, les animaux avaient retrouvé un comportement normal, et l’enclos a recommencé à vivre.

Une cohabitation avec les moutons d’Ouessant… et des règles pour le public

Aujourd’hui, les daims évoluent aux côtés de dix moutons d’Ouessant, déjà présents pour entretenir naturellement l’herbe. La surveillance sera assurée par un berger, un apiculteur, ainsi qu’un agent municipal chargé d’apporter du foin plusieurs fois par semaine.

Avec le retour des curieux, la mairie a aussi installé des panneaux rappelant une consigne essentielle : ne pas nourrir les animaux — surtout pas avec du pain, potentiellement dangereux pour leur santé. Les daims, herbivores, disposent de ressources suffisantes dans leur environnement.

De nouvelles mascottes… bientôt baptisées ?

La municipalité envisage désormais de donner des prénoms à ces nouveaux pensionnaires, possiblement en associant les écoliers et les habitants. Une manière d’ancrer encore davantage ces animaux dans la vie du village.

Les daims avaient été introduits à Verberie il y a une vingtaine d’années, à la suite du don d’un habitant. Deux décennies plus tard, leur retour confirme leur statut : celui de mascottes, mais aussi de symbole collectif.

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Jacques Durocher

Jacques Durocher, Journaliste indépendant ! Habitant de l'Oise, je m'intéresse à l'actualité Isariennes et partage mes articles sur différents médias numérique et sur mon propre blog où j tente de répondre aux interrogations des français !

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