Un habitant de Creil, âgé de 30 ans, a été condamné le jeudi par le tribunal de Senlis pour avoir harcelé téléphoniquement et menacé de mort son ex-compagne et la mère de celle-ci. Durant l’audience, le prévenu a tenté de se présenter en victime.
Un harcèlement téléphonique incessant
Entre le 23 septembre et le 25 décembre, le prévenu, Alvin A., a inondé son ex-compagne et la mère de celle-ci de 13 927 appels et SMS malveillants. La victime, quant à elle, n’a initié qu’une trentaine d’échanges.
Des menaces de mort et de fausses excuses
Le 24 décembre dernier, Alvin appelle le commissariat de Creil et annonce aux policiers qu’il compte tuer son ex-compagne. Dans le même temps, la jeune femme appelle également la police pour signaler les menaces récurrentes dont elle et sa mère sont victimes. Malgré cette situation, Alvin a affirmé devant les juges que ses menaces n’étaient que des paroles en l’air et qu’il n’était pas violent.
Un casier judiciaire chargé
Le casier judiciaire du prévenu compte en réalité une vingtaine de mentions, dont la plupart concernent des menaces de mort et des violences conjugales envers une autre de ses ex-compagnes. Devant les juges, il a nié avoir commis ces actes et a tenté de discréditer les accusations portées contre lui.
Le handicap psychologique de la victime
Son ancienne compagne, avec laquelle il avait rompu en mars dernier, se dit aujourd’hui traumatisée et en état de peur perpétuelle. Elle souhaite simplement retrouver sa liberté.

La condamnation du prévenu
Finalement, le tribunal a condamné Alvin A. à 18 mois de prison, dont 12 assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Il lui est maintenant interdit d’entrer en contact avec les victimes et de se rendre dans leur commune de résidence.
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