Dans la soirée du 16 octobre, 400 voyageurs se sont retrouvés en péril sur la ligne Paris-Beauvais, contraints de marcher entre les rails après une interruption de service soudaine.

En pleine soirée automnale, les passagers du train de 18h37 reliant Paris à Beauvais ont vécu une aventure inattendue. Un malencontreux incident sur la ligne, provoqué par la chute d’un arbre sur une caténaire près de la gare de Bornel-Belle-Eglise, a déclenché une série d’événements qui a considérablement retardé leur trajet.
Une après-midi perturbée
Tout débute à 15h, lorsque l’arbre tombe, entraînant une interruption immédiate de la circulation ferroviaire. Une heure et demie plus tard, un semblant de normalité revient, mais le train continue d’avancer avec précaution. Carole Claude-Maurice, une des voyageuses, se rappelle multiples arrêts à Persan, Chambly, puis Bornel-Belle-Eglise, marqués par des attentes prolongées et une communication sporadique du conducteur.
Stagnation imprévue et désarroi des voyageurs
À 21h40, le train reprend bravement son chemin avant de s’immobiliser à nouveau, cette fois pour de bon, peu après Bornel-Belle-Eglise. À bord, les conditions se détériorent : toilettes inutilisables, batteries à plat et portes closes frustrent les 400 passagers, qui envisagent de fumer à leur fenêtre pour patienter.
Marche forcée sous l’éclairage des téléphones
À la surprise générale, à 22h38 retentit l’ordre d’évacuer le train. Les voyageurs, privés de communication, s’organisent pour descendre prudemment sur les rails obscurs, débutant une marche d’un kilomètre vers la gare de Bornel-Belle-Eglise. Éclairés par le faisceau des téléphones, ils avancent lentement, chacun aidant son voisin.
Retour laborieux à Beauvais
Une fois arrivés, deux cars attendaient impatiemment pour transporter les naufragés ferroviaires à destination. Cependant, avec seulement une poignée de véhicules, nombreux sont ceux qui durent trouver un plan B pour rentrer chez eux. Tristan Grevin fut raccompagné par un nouvel ami et Carole Claude-Maurice rentra grâce à la sollicitude de sa directrice.
Assistance et réparations
Fort heureusement, la présence des sapeurs-pompiers et de la Croix Blanche a permis de réconforter nombre de voyageurs en distribuant de l’eau. Pendant ce temps, les équipes techniques de la SNCF œuvraient sans relâche, finalisant les réparations vers 2h42. Dès le lendemain matin, la circulation fut rétablie, mais ce cauchemar nocturne restera longtemps ancré dans la mémoire des passagers de la ligne.
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