cerf indien rethonde

Chasse à courre : l’abattage d’un majestueux cerf scandalise l’Oise

La chasse à courre suscite à nouveau l’indignation, cette fois dans l’Oise, après la mort brutale de “L’Indien”, un majestueux cerf iconique de la forêt de Laigue. Cette pratique controversée attise la colère des opposants et relance le débat sur la coexistence entre traditions et protection de la faune.

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Un trophée de chasse qui choque : la perte de “L’Indien”

Dimanche 24 novembre, un drame s’est joué au cœur des forêts de l’Oise. Après une longue traque menée par l’équipage de Rivecourt, “L’Indien”, un cerf légendaire reconnu pour “sa coiffe de grand chef”, a été abattu près de Rethondes, après plusieurs heures d’une chasse haletante.

Pour tenter d’échapper à ses poursuivants et leurs chiens, l’animal s’était jeté désespérément dans un étang, non loin de Compiègne, espérant semer les veneurs. Mais sa tentative s’est soldée par un échec et un dénouement tragique. Sa mort provoque des remous chez les amoureux de la nature et relance une fois encore le débat sur cette pratique décriée.

Une vague d’indignation portée par les défenseurs de la faune

Cette disparition a bouleversé de nombreux militants et passionnés de nature, à commencer par Stanislas Broniszewski, leader du collectif AVA France (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui). « C’est toujours un spectacle triste de voir un aussi beau spécimen disparaître. Toute la communauté en est choquée », déplore-t-il.

Des photographes animaliers, souvent témoins de ces majestueuses créatures en forêt, auraient eux-mêmes alerté le collectif. Les réseaux sociaux s’enflamment à leur tour, des internautes dénonçant “une barbarie honteuse” et exprimant leur profond dégoût face à ces pratiques jugées cruelles.

Pour AVA France, cette situation est d’autant plus insupportable que les veneurs continuent de participer à des manifestations contre les quotas de chasse imposés. « Ils tuent les cerfs puis protestent parce qu’il n’y en a plus à chasser. C’est l’incohérence totale », s’indigne Stanislas Broniszewski.

Une hécatombe en forêt : la liste noire de la vénerie

“L’Indien” n’est malheureusement pas un cas isolé. Ces dernières années, de grands cerfs, symboles de la faune locale, ont été tués dans les forêts de Laigue et de Compiègne. En 2020, “Black” succombait à son tour, suivi en 2022 par “La Pieuvre”. Plus récemment, des noms tels que “Fantômas” ou “Le Rouquin” ont été inscrits sur la liste tragique des victimes de cette tradition controversée. Les cas se multiplient, et les populations des cerfs les plus imposants diminuent dangereusement.

En octobre dernier, trois autres grands cerfs ont également été abattus dans ces forêts, accentuant encore la polémique. Ces abattages réguliers nourrissent la colère des militants et des défenseurs de la faune qui craignent désormais pour la pérennité des espèces emblématiques de la région.

Tradition ou cruauté ? Le débat relancé

Pour les partisans de la chasse à courre, cette pratique est une tradition ancrée dans le respect de la nature et des animaux. Cependant, pour ses opposants, il s’agit d’une forme de cruauté inutile qui met en péril les écosystèmes. L’épisode tragique de “L’Indien” est devenu un exemple criant qui illustre les tensions grandissantes entre ces deux visions.

Avec un nombre limité de cerfs majestueux restant dans la région et une pratique qui divise de plus en plus l’opinion publique, la question de l’avenir de la chasse à courre se pose avec une intensité croissante. Jusqu’où peut-on aller au nom de la tradition, si cela implique la perte d’animaux admirés et respectés par tant de personnes ?

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Jacques Durocher

Jacques Durocher, Journaliste indépendant ! Habitant de l'Oise, je m'intéresse à l'actualité Isariennes et partage mes articles sur différents médias numérique et sur mon propre blog où j tente de répondre aux interrogations des français !

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