Caché à deux pas des rues animées de Compiègne, dans un appartement Airbnb discrètement loué, Mohamed Amra, l’ennemi public n°1, s’est offert plusieurs semaines de répit avant de poursuivre sa fuite rocambolesque. Ce narcotrafiquant recherché par toutes les polices de France a transformé un paisible quartier en théâtre de mystère jusqu’à ce que les autorités rattrapent son ombre.

Une cachette en plein centre-ville de Compiègne
Entre les murs fraîchement rénovés d’un deux-pièces discret, c’est un adversaire insaisissable de la justice française qui trouvait refuge. Mohamed Amra, recherché ardemment après une évasion spectaculaire, a passé des semaines sous une identité invisible, dissimulé derrière de simples rideaux blancs tirés. L’appartement, situé au rez-de-chaussée d’une maison de ville, ne laissait rien transparaître. Pourtant, c’est ici qu’il s’est ancré temporairement avant de disparaître à nouveau dans la nature.
Les voisins, Caroline et Sophie, confient leur surprise avec un étonnement encore palpable : “Pas vu, pas entendu. On ne se doutait de rien. C’est choquant qu’un individu comme lui ait pu rester si proche de chez nous sans que personne ne remarque quoi que ce soit.”
Le fugitif semblait avoir choisi cette location pour son anonymat, à l’abri des regards indiscrets, dans une ville paisible à laquelle personne n’associerait le dangereux narcotrafiquant.
Une rue perquisitionnée sous les regards médusés
Tout a basculé le lundi 3 mars 2025, lorsque la police, opérant en toute discrétion, a investi les lieux. La perquisition a mobilisé plusieurs agents et donné lieu à la saisie de grands sacs contenant probablement des indices pour retracer la cavale du fugitif. L’intervention a figé le quartier dans l’incompréhension, les habitants de cette rue calme entretenant jusqu’alors l’image d’un quotidien ordinaire.
Le propriétaire de l’appartement, rapidement placé en garde à vue, devra répondre aux enquêteurs. Louer cet appartement à un homme activement recherché – même sans en connaître son identité – soulève ainsi des questions cruciales. Était-il au courant de la véritable identité de son locataire ou a-t-il été piégé à son insu ?
Une cavale orchestrée avec soin
Avant même de s’installer à Compiègne, Mohamed Amra organisait méthodiquement sa fuite. Après son évasion spectaculaire, il a su brouiller les pistes en changeant son apparence : il s’est teint les cheveux en orange et a quitté la France pour la Roumanie peu de temps après. La découverte de sa cachette compiégnoise, révélée par des médias comme Le Parisien, n’est qu’un pan de sa stratégie minutieuse pour échapper aux mailles du filet.
Les voisins dans l’incompréhension
Rachid, gérant d’une petite épicerie de nuit située à proximité de l’appartement, reste incrédule. “Je l’aurais forcément remarqué si je l’avais vu ici, surtout en ville, mais non, jamais de visage correspondant à sa description”, explique-t-il. Dans ce quartier où tout le monde se croise, le narcotrafiquant a joué le jeu du parfait inconnu, laissant son environnement dans une ignorance totale de sa véritable identité.
Une enquête loin d’être close
Si Mohamed Amra a quitté Compiègne depuis plusieurs semaines pour rejoindre la Roumanie, les enquêteurs continuent de recoller les morceaux de sa cavale, cherchant à identifier les éventuels complices qui auraient pu l’aider. En attendant, ce chapitre de son évasion souligne une fois de plus l’audace et l’ingéniosité dont il fait preuve, tout en mettant à l’épreuve les autorités.
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