À l’aube du 9 février 2026, à Sissonne (Aisne), les forces de l’ordre interviennent au domicile d’un particulier sur réquisition du procureur de la République de Laon. Objectif : contrôler les conditions de détention de chiens et de reptiles. Sur place, les enquêteurs découvrent un élevage de canidés non conforme, mais aussi la présence d’espèces protégées dont la détention est strictement encadrée, voire interdite. Plusieurs animaux sont retrouvés morts.

Un contrôle judiciaire déclenché à l’aube
L’opération est menée par la compagnie de gendarmerie de Laon, co-saisie avec l’Office français de la biodiversité (OFB) et la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Selon les premiers éléments, le contrôle visait à vérifier la conformité des installations et le respect des règles encadrant l’élevage et la détention d’animaux.
Découverte d’animaux protégés et d’un élevage non conforme
Au cours des constatations, les services mobilisés mettent au jour un élevage de canidés ne respectant pas les conditions réglementaires. Plus préoccupant encore : la présence d’espèces protégées, dont le régime de détention est particulièrement strict en France.
Parmi les animaux recensés figurent des tortues alligator et des tortues étoilées, espèces faisant l’objet d’une réglementation spécifique en raison des enjeux de protection et de trafic.
Des animaux retrouvés sans vie
Les enquêteurs indiquent avoir découvert plusieurs animaux morts. Le bilan communiqué fait état de :
- 9 tortues aquatiques vivantes
- 31 tortues terrestres vivantes
- 15 tortues retrouvées sans vie
- 1 caïman retrouvé sans vie
Ces constatations renforcent les soupçons de maltraitance animale et de manquements graves aux règles de détention.
Les animaux survivants placés à l’abri
Les animaux vivants ont été retirés du site et confiés à plusieurs refuges et établissements spécialisés, afin d’assurer leur prise en charge et d’évaluer leur état sanitaire.
Une enquête toujours en cours
L’enquête se poursuit sous l’autorité du parquet de Laon. Les investigations devront notamment déterminer l’origine des animaux, les conditions exactes de détention, et l’éventuelle existence de faits liés au commerce illégal d’espèces protégées.
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