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Polluants éternels dans l’Oise : les riverains invités à ne plus utiliser l’eau des puits

Dans dix communes de la vallée de l’Esche, au sud de l’Oise, la préfecture alerte sur une pollution durable des eaux souterraines par des polluants chimiques appelés PFAS. Retour sur une contamination qui inquiète, vingt ans après les premiers rejets.

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Les polluants éternels, mieux connus sous le nom de PFAS (composés perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés), continuent de faire parler d’eux dans l’Oise. Ces substances chimiques, réputées pour leur extrême stabilité et leur quasi-indestructibilité, contaminent encore les sols et les nappes phréatiques de dix communes proches de Sainte-Geneviève, selon un communiqué de la préfecture daté du 29 septembre 2025.

À l’origine de cette pollution, des rejets industriels effectués jusqu’en 2006 par l’entreprise Draka Fileca, spécialisée dans la fabrication de câbles. Deux décennies plus tard, les habitants paient encore le prix de cette contamination, classée comme dangereuse par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une pollution industrielle aux lourds impacts environnementaux

Durant plusieurs années, l’usine Draka Fileca, implantée dans la zone, a rejeté des PFAS, et notamment du PFOA, dans l’environnement. Ces produits chimiques, utilisés dans divers processus industriels, sont désormais reconnus pour leurs effets néfastes sur la santé humaine et l’écosystème. Parmi leurs risques identifiés : des propriétés cancérigènes et une persistance telle qu’ils restent présents dans les sols et les eaux souterraines bien après l’arrêt des rejets.

Suite à des prélèvements récents menés par les services de l’État, la contamination par les PFAS dans la vallée de l’Esche a été confirmée. Toutefois, les autorités admettent que « le périmètre exact ainsi que la profondeur de la zone polluée ne sont toujours pas clairement identifiés ».

Les recommandations de la préfecture

En application du principe de précaution, les autorités ont émis des recommandations strictes à destination des habitants des secteurs concernés :

  1. Ne pas consommer l’eau des puits privés.
  2. Éviter d’utiliser cette eau pour arroser les jardins ou vergers, dans la mesure où elle pourrait transférer les polluants aux végétaux.

Les communes concernées par ces mesures sont :

  • Andeville,
  • Bornel,
  • Dieudonné,
  • Esches,
  • Hameau de Moulincourt,
  • Lachapelle-Saint-Pierre,
  • Mortefontaine-en-Thelle,
  • Novillers,
  • Puiseux-le-Hauberger,
  • Sainte-Geneviève.

Ces restrictions restent valables jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente de nouvelles investigations.

Une eau potable domestique épargnée

Malgré la pollution des eaux souterraines, l’eau du robinet ne présente aucun danger, souligne la préfecture. Selon les analyses de l’Agence régionale de santé (ARS), cette dernière subit un traitement efficace grâce aux charbons actifs, qui permettent d’éliminer les PFAS. Les habitants peuvent donc continuer à consommer l’eau du réseau public en toute sécurité.

Une problématique environnementale universelle

Le cas de la vallée de l’Esche s’inscrit dans une problématique mondiale. Les polluants éternels sont une préoccupation croissante en raison de leur utilisation très répandue depuis les années 1950 dans divers secteurs industriels, des produits ménagers aux matériaux résistants à l’eau et à la graisse. Leur persistance et leur toxicité représentent un défi majeur pour la santé publique et la préservation des ressources naturelles.

À l’échelle locale, les habitants espèrent désormais des mesures de décontamination à la hauteur du problème. Mais comme leur nom l’indique, les polluants éternels risquent de continuer à hanter la région encore longtemps.

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Jacques Durocher

Jacques Durocher, Journaliste indépendant ! Habitant de l'Oise, je m'intéresse à l'actualité Isariennes et partage mes articles sur différents médias numérique et sur mon propre blog où j tente de répondre aux interrogations des français !

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