Au début de l’automne 2025, dans un pavillon de la rue de Saint-Just à Nogent-sur-Oise (Oise), une intervention policière déclenchée par un signalement pour maltraitance animale met au jour un élevage domestique hors de contrôle. Mardi 13 janvier, le tribunal de police de Senlis tranche : le couple de gardiens est sanctionné et une partie des animaux est retirée.

Une intervention après l’alerte des riverains
Le jour de la rentrée scolaire de septembre 2025, une quinzaine de policiers se présente au domicile du couple, à Nogent-sur-Oise. Sur place, les forces de l’ordre découvrent environ quinze chiens — majoritairement des Malinois, ainsi qu’un pinscher — et huit chiots, vivant dans un logement d’environ 90 m².
Les constatations décrivent un environnement jugé préoccupant : animaux au milieu d’excréments, conditions d’hygiène dégradées, et, selon les éléments évoqués au dossier, manque d’eau et de nourriture.
Des animaux confinés et un voisinage à bout
Parmi les faits relevés, deux chiennes auraient été maintenues dans une cage trop étroite. Un autre chien aurait été confiné au sous-sol, sans lumière. Dans le quartier, la situation aurait aussi dégénéré en conflit de voisinage : odeurs et aboiements auraient alimenté une exaspération collective, jusqu’à une pétition lancée par des riverains.
La décision du tribunal de police de Senlis
Le couple comparaissait pour privation de nourriture et d’eau et pour avoir maintenu des animaux dans un environnement susceptible de leur causer des souffrances. À l’issue de l’audience, mardi 13 janvier, le tribunal prononce des amendes de 200 et 300 euros, auxquelles s’ajoute une sanction de 250 euros pour atteinte à la tranquillité du voisinage.
Selon Le Parisien, la justice a également ordonné la confiscation de quatre chiens et de huit chiots, confiés à l’association Animaux sans toit.
Une défense jugée insuffisante
Pour expliquer l’état du logement, le couple a mis en avant un manque de temps lié à la rentrée scolaire et a dénoncé l’hostilité du voisinage, minimisant la gravité des faits. Mais la juridiction a considéré que les éléments constatés allaient bien au-delà d’un simple défaut d’entretien ponctuel.
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