Sous un soleil radieux, le drapeau rouge flotte sur le sable de Quend-Plage. Depuis ce jeudi 20 août 2026, une interdiction stricte de baignade frappe la station balnéaire de la baie de Somme. Pourtant, à seulement quelques pas, les vacanciers continuent de se baigner à Fort-Mahon-Plage. Une situation paradoxale qui soulève des interrogations sur la qualité des eaux et la gestion du littoral picard.

Une mesure préventive nécessaire
C’est un coup dur pour les derniers vacanciers de l’été. Suite à une dégradation de la qualité de l’eau, la municipalité de Quend-Plage a dû se résoudre à interdire toute baignade sur son littoral. L’arrêté municipal, entré en vigueur le 20 août 2026, est formel : les drapeaux rouges et violets signalent un risque sanitaire, imposant une prudence maximale aux usagers de la plage. L’Agence Régionale de Santé (ARS), en charge des prélèvements réguliers, maintient cette restriction tant que les analyses ne seront pas revenues à un seuil conforme.
Le paradoxe de Fort-Mahon-Plage
Ce qui trouble particulièrement les habitués, c’est le contraste saisissant avec la station voisine de Fort-Mahon-Plage. Alors que les deux communes partagent le même trait de côte en baie de Somme, le drapeau vert continue d’y flotter, autorisant ainsi la baignade. Sur les réseaux sociaux, l’incompréhension domine, certains internautes ironisant sur la frontière invisible qui séparerait une eau polluée d’une zone de baignade parfaitement saine.
Pourquoi une telle différence ?
Si le phénomène surprend les touristes, les experts rappellent que la dynamique marine est complexe. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette disparité :
- Les courants marins : la configuration des bancs de sable peut isoler certaines poches d’eau.
- Le ruissellement des eaux de pluie : comme l’indiquent les observateurs locaux, les déversements d’eaux pluviales chargés en bactéries après les intempéries peuvent impacter très localement un point de prélèvement spécifique.
- La localisation des points de contrôle : chaque plage fait l’objet de prélèvements à des endroits stratégiques définis par l’ARS, ce qui explique que deux secteurs limitrophes ne présentent pas toujours les mêmes indicateurs sanitaires.
La vigilance reste de mise
En attendant de nouvelles analyses, les autorités appellent à la responsabilité individuelle. Si la tentation de faire « quelques kilomètres vers le nord » pour contourner l’interdiction est grande, il est essentiel de respecter les consignes de sécurité affichées sur place. L’épisode souligne, une fois de plus, la fragilité de l’écosystème côtier dans la Somme et l’importance cruciale du suivi environnemental pour garantir la santé publique sur nos plages.
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